Koscielny-Giroud, du National à l'Euro

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Koscielny-Giroud, du National à l'Euro
Par Glenn CEILLIER|Ecrit pour TF1|2012-05-22T13:02:00.000Z, mis à jour 2012-05-25T09:27:47.000Z

Laurent Koscielny et Olivier Giroud sont passés en quelques années du National à l'équipe de France. Le fruit de choix de carrière judicieux, de leur travail mais aussi de leurs qualités, comme nous l’explique Daniel Sanchez qui les a connus à Tours.

Du National à l'équipe de France, il y a un monde. Mais Laurent Koscielny et Olivier Giroud l'ont traversé à pas de géants. En quelques saisons, les deux joueurs ont franchi les étapes à grande vitesse et devraient avoir l’occasion de fouler les pelouses de l'Euro 2012 avec le maillot de l'équipe de France cet été. En 2007-2008, les deux évoluaient pourtant encore en troisième division française. A Tours pour le défenseur d'Arsenal et à Istres pour l'attaquant. Mais depuis, ils se sont imposés au plus haut niveau. Et ça n’a rien à voir avec le hasard. "Je ne suis pas surpris de les voir arriver là. C'est une progression logique", nous confie Daniel Sanchez, qui a eu les deux sous ses ordres à Tours.

Leur passage par le club tourangeau n'est pas le seul point commun entre les deux hommes. "Ce sont des bosseurs, se souvient Sanchez, désormais sur le banc de Valenciennes. On leur a donné les moyens de percer mais avant tout, ils se sont donnés ces moyens en étant sérieux dans leur boulot et en travaillant de manière régulière et constante." Bosseurs certes mais pas seulement. Koscielny et Giroud ont aussi la tête sur les épaules et ont su se construire patiemment. "Il y a eu une certaine logique dans leurs parcours. Ils n'ont pas brulé les étapes, explique Sanchez. Certains jeunes grillent les étapes et passent dans des gros clubs trop vite et font du banc. Or, seule la compétition fait progresser".

"On a fait des paris, des challenges qui nous ont réussi"

Laurent Koscielny n'avait ainsi pas réussi à s'imposer à Guingamp en L2. Il était alors "en galère" comme il le reconnaît mais n'a pas hésité à descendre d'un échelon en rejoignant Tours. Il y voit maintenant l'une des clefs de son éclosion au plus haut-niveau. "Ça m'a forgé le caractère. Grâce à cette expérience, j'ai peut-être muri plus vite que certains", avoue-t-il. Tout récent champion de France avec Montpellier et meilleur buteur de L1, Olivier Giroud, en quête de temps de jeu à Grenoble, a fait le même pari en partant à Istres en 2007. Lui aussi en est sorti gagnant : "On a eu des difficultés à pouvoir sortir jeune. A gagner du temps de jeu en L1 ou en L2. Après, on a fait des paris, des challenges qui nous ont réussi", enchaîne le Gunner.

S'ils avaient le "potentiel" et les "qualités de base" pour aller au haut niveau dixit Sanchez, Laurent Koscielny et Olivier Giroud ont franchi les étapes une à une. Sans perdre de temps non plus. "C'est marrant de se dire que l'on était en L2 il y a trois-quatre ans", s'amuse Koscielny, qui refuse l'étiquette "d'exemple", préfère profiter des moments présents et est ravi de retrouver en Bleu son ancien partenaire tourangeau. "Je suis content pour lui. Je savais qu'il allait réussir. Ça se voyait. Ça se sent quand un joueur est capable d'évoluer au plus haut niveau", lâche Koscielny avant de se souvenir du passé avec le sourire : "Mais à l'entraînement, je le maitrisais bien." Leurs duels vont reprendre dans les prochaines semaines sous les yeux de Laurent Blanc. Un autre monde, qui est maintenant le leur.