Koscielny lâché dans l'arène

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Koscielny attend son heure
Par Maxime DUPUIS, envoyé spécial à Donetsk|Ecrit pour TF1|2012-06-20T20:30:51.000Z, mis à jour 2012-06-21T14:01:28.000Z

Philippe Mexès suspendu, Laurent Koscielny disputera son premier match de l'Euro face à l'Espagne, samedi. Le Gunner n'est pas inquiet.

Laurent Blanc était un peu contrarié mercredi. Par la défaite, évidemment. Mais aussi par le fait d'avoir perdu Philippe Mexès de manière un peu stupide. Le sélectionneur - qui a loupé une finale de Coupe du monde à cause d'un carton rouge - ne l'a pas exprimé en ces termes. Mais n'a pas caché son amertume quand il a été question de l'absence du défenseur de l'AC Milan pour le quart face à l'Espagne. "La situation et le jaune de Philippe Mexès m'agacent un peu. Mais c'est fait...", a-t-il lâché avant d'annoncer ce que tout le monde savait déjà : Laurent Koscielny entrera en scène samedi à la Donbass Arena.


"Qu'il amène ses qualités ! Il peut remplacer n'importe qui en défense centrale. Il aura une belle carte à jouer. Il aura beaucoup de travail à faire avec beaucoup de trajectoires à couper". Voilà pour le mot d'encouragement du patron. Le principal intéressé, lui, se veut plutôt serein. En général, Koscielny a pour habitude de bien dormir. Vendredi, le défenseur central d'Arsenal ne pense pas avoir du mal à trouver le sommeil : "Jouer son premier match de Championnat d'Europe face au tenant du titre... Il y a tout pour que cela devienne inoubliable. On n'a rien à perdre." Et beaucoup à gagner.


108 minutes de vie commune

Depuis le début de l'Euro et durant la préparation, la charnière Mexès - Rami ne s'est jamais montrée à la hauteur des événements. Dans l'ombre, Laurent Koscielny a attendu une heure qui aurait pu ne jamais venir. Et puis il y a eu cet avertissement fatal à Philippe Mexès dont Koscielny n'a pas saisi toutes les conséquences instantanément : "J'étais concentré sur le match et c'est Olivier (Giroud) qui me l'a dit. J'étais content mais le plus important était de se qualifier pour les quarts de finale." Ne l'a-t-il pas senti venir alors que Mexès était sous la menace ? "Un défenseur central n'est pas obligé de prendre un jaune à chaque match", a-t-il coupé.


Samedi, Laurent Koscielny sera aligné à la gauche d'Adil Rami, un joueur avec lequel il a été associé durant 108 minutes sous le maillot bleu. En novembre face aux Etats-Unis (1-0) puis durant dix-huit minutes face à la Serbie (2-0) le 31 mai dernier. Les deux joueurs étaient également sur la même pelouse au même moment face à l'Estonie, mais le Gunner était alors rentré pour jouer milieu défensif. "On a joué un peu ensemble. Je connais ses qualités, il connait les miennes. On essayera de donner le meilleur pour l'équipe. Je sais qu'il sera là si y a un souci pour me couvrir par exemple. On va continuer sereinement et parler."


Les deux hommes pourront discuter de leurs expériences respectives face au FC Barcelone, grand pourvoyeur d'internationaux espagnols et inspirateur du jeu de la Furia Roja. Koscielny pourra ajouter quelques mots sur Fernando Torres, voisin de l'ouest londonien : "Je le connais pour l'avoir joué en Angleterre. Après, on connait le collectif espagnol, ils aiment dézoner. Dans l'axe, il n'y a parfois aucun joueur et, en trois passes, ils se retrouvent à plusieurs." Le samedi de Laurent Koscielny s'annonce chargé.