L'Allemagne sort la Grèce de l'Euro

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L'Allemagne sort la Grèce de l'Euro
Par Gil BAUDU|Ecrit pour TF1|2012-06-22T20:29:18.000Z, mis à jour 2012-06-23T11:33:02.000Z

Sans surprise, l'Allemagne a dominé la Grèce (4-2) en quart de finale de l'Euro. A peine inquiétée, la Mannschaft a déroulé en fin de match.

Il y a eu 2006. Puis 2008 et 2010. Désormais, il y a 2012 : voir l'Allemagne en demi-finale de l'Euro ukraino-polonais épouse une forme de logique. De continuité, même. Vendredi soir, la Nationalmannschaft a validé son billet avec une aisance qui a tourné à la démonstration. Pour les Grecs, elle a carrément viré à l'humiliation (4-2). En mars 2011, la gifle avait déjà été aussi violente.

Cette Allemagne était trop forte, beaucoup trop forte, pour une sélection hellène à l'indéniable "esprit d'équipe", pour reprendre les mots de Fernando Santos, mais limitée offensivement. Résultat : une élimination qui brise net le rêve secret de marcher sur les traces du sacre de 2004. La Grèce s'était extirpée, miraculeusement, du groupe A. En quart de finale, son éternel réalisme a encore frappé. Un contre éclair, conclu par Samaras (55e), et un penalty de Salpingidis (89e) ont suffi à exploiter les quelques errements allemands. Mais pas à résister aux joueurs de Joachim Löw. Lahm (39e), Khedira (61e), Klose (68e) et Reus (74e) ne lui ont laissé aucune chance. Jeudi prochain, l'Allemagne affrontera l'Angleterre ou l'Italie en demi-finale.

La performance de la Mannschaft, qui avait fait le plein de points dans le groupe B, est aussi un message aux autres prétendants à la succession de l'Espagne : elle peut se permettre de laisser Gomez, Podolski et Müller sur son banc sans en freiner son rendement. Aucun match de l'Euro n'avait été aussi prolifique depuis le Croatie-Angleterre (2-4) de 2004. Avec un zeste d'efficacité supplémentaire, l'Allemagne aurait tué le suspense bien plus tôt, si Özil, à deux reprises (23e et 81e), mais aussi Khedira (36e) n'avaient pas trouvé les gants de Sifakis. A l'autre extrémité du terrain, Neuer a aussi eu quelques occasions de briller, devant Ninis (32e) et Fotakis (82e) notamment. La Grèce ne voulait pas rendre les armes sans combattre.