L'Allemagne tient le choc

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L'Allemagne tient le choc
Par Philippe DA COSTA|Ecrit pour TF1|2012-06-09T20:21:03.000Z, mis à jour 2012-06-10T07:51:02.000Z

L'Allemagne a bien entamé son Euro en s'imposant face au Portugal (1-0), à Lviv, dans un groupe B très relevé. Mais elle a souffert.

Après la première surprise, la première déception. Dans la foulée de la victoire du Danemark sur les Pays-Bas (1-0), l'Allemagne et le Portugal ont livré un match moyen, parfois indigent, pour le compte du fameux groupe de la "mort". Et au petit jeu des occasions manquées, c'est la Nationalmannschaft qui s'en est tirée avec la victoire (1-0) à Lviv grâce à un but de la tête de Mario Gomez, à l'entrée du dernier quart d'heure (72e). Un but qui a bien failli ne pas voir le jour, l'attaquant du Bayern Munich devant céder sa place à Miroslav Klöse qui était déjà en train de s'échauffer. Joachim Löw a finalement bien fait d'attendre, sa formation prenant du coup la tête de ce groupe B aux côtés des Danois.

Ce résultat ne masque pas une légère inquiétude, aussi bien pour l'une que pour l'autre équipe. Cette première affiche s'annonçait pourtant prometteuse mais ni les vice-champions d'Europe, ni les Lusitaniens n'ont évolué à leur réel niveau pour leur entrée dans la compétition. Si les Allemands ont pris le jeu à leur compte, ils n'ont pas eu d'occasion véritablement dangereuse jusqu'au but de Gomez (4 tirs cadrés seulement sur 12). Quant aux Portugais, qui avaient choisi d'évoluer en contre, ils n'ont pas été transcendants malgré la plus grosse occasion de la première période - un tir enroulé de Pepé tapant la barre puis rebondissant sur la ligne (44e) - et dix dernières minutes intéressantes.

Passons sur la première période, définitivement à sa place dans la ville de Lviv, berceau du masochisme. Entre des Allemands timorés et des Portugais balançant devant à tout va sans construire, le public n'a rien eu à se mettre sous la dent. En seconde période, les deux formations ont un peu plus joué, l'ouverture du score dégageant enfin des espaces. Les Portugais auraient même pu égaliser sur cette lourde frappe de Cristiano Ronaldo (82e) ou ce tir à bout portant de Varela, repoussé par Neuer (88e). Avec sept tirs cadrés au total (dont 4 pour le Madrilène), personne n'aurait crié au scandale. Dommage pour les hommes de Paulo Bento car l'Allemagne était prenable. Elle ne le sera sans doute pas bien longtemps.