L'Angleterre avait tout verrouillé

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L'Angleterre avait tout verrouillé
Par Gil BAUDU|Ecrit pour TF1|2012-06-11T17:44:21.000Z, mis à jour 2012-06-12T09:12:34.000Z

L'Angleterre a tenu en échec une équipe de France volontaire pour ouvrir le groupe D (1-1). Les Bleus avaient la place pour obtenir mieux.

C'est un point qui pourrait compter. Mais celui pris lundi, face à l'Angleterre (1-1), n'éclaircit pas franchement l'horizon bleu dans cet Euro 2012. L'équipe de France sait trop combien un nul inaugural peut tracer deux voies bien distinctes. En 2006, elle avait calé au démarrage face à la Suisse (0-0). Cela ne l'avait pas empêché de se hisser jusqu'en finale du Mondial. Deux ans plus tard, à l'Euro, son retard à l'allumage face à la Roumanie (0-0) avait auguré d'une sortie de route beaucoup plus précoce. En 2010, le 0-0 contre l'Uruguay avait amorcé une descente aux enfers. Que vaut le 1-1 de Donetsk ? Seul l'avenir le dira. Pour peu que les Bleus le fructifient vendredi face à l'Ukraine, puis contre la Suède, dans huit jours, il pourrait suffire à les extirper d'un groupe D largement à leur portée.

Le bilan comptable aurait été plus flatteur si la bande à Laurent Blanc avait empoché la victoire qui lui revenait aux points. Comme prévu, elle a pris le contrôle des opérations. Comme prévu, elle s'est heurtée à un mur anglais. En fait, ce 1-1 correspond bien aux limites et aux forces tricolores du moment. Toujours fébriles derrière, les Bleus ont été cueillis par une tête de Lescott, bien aidé, il est vrai, par un marquage élastique d'Alou Diarra (0-1, 30e). Cette sélection aux Trois Lions avait un plan : attendre sagement dans son camp, pour mieux poignarder la défense tricolore. Elle l'a respecté à la lettre. Mais elle n'a pas résisté longtemps à la pression des Bleus, presque aussi joueurs que le 17 novembre 2010, à Wembley (1-2). En dix minutes chrono, Samir Nasri a matérialisé leur maîtrise. Et fait taire quelques mauvaises langues. (1-1, 40e).

Sous la chaleur étouffante de Donetsk, l'équipe de France n'a pas ménagé ses efforts pour faire sauter le verrou anglais. Nasri (11e) et Cabaye (16e) n'y étaient pas parvenus dans le premier quart d'heure. Le centre-tir de Ribéry (75e) et la demi-volée de Cabaye (78e) ont connu le même sort au terme d'une seconde période moins mouvementée que la première. Les Bleus avaient laissé trop d'énergie. L'Angleterre de Roy Hodsgon, elle, ne voulait surtout pas trébucher d'entrée. De ce point vue-là, sa mission est accomplie.