Et si l'Angleterre osait?

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L'Angleterre, enfin d’attaque ?
Par Glenn CEILLIER|Ecrit pour TF1|2012-06-14T21:39:32.000Z, mis à jour 2012-06-15T18:51:02.000Z

Satisfaite de son nul face à la France (1-1), l'Angleterre espère être plus menaçante contre la Suède pour franchir un cap en attendant Wayne Rooney.

Le Royaume n'en attend pas monts et merveilles. Entre les forfaits et le changement tardif de sélectionneur, les supporters gardent les pieds sur terre. Le nul face à la France (1-1) en ouverture a même fait le bonheur de la plupart des Anglais. "Je suis heureux de la façon dont on a débuté le tournoi, je crois que nous avons assez bien joué", s'est ainsi félicité Roy Hodgson. "Si nous reproduisons le même genre de performance, ce sera suffisant pour gagner", renchérit Steven Gerrard avant de retrouver la Suède. Le sélectionneur et le capitaine anglais ne font pas la fine bouche. Car il faut bien chercher pour trouver dans cette première prestation britannique en Ukraine de quoi faire lever les foules.

Certes, la sélection des Trois Lions s'est montrée solide et bien organisée. "On sait que les tournois sont souvent gagnés par des équipes qui sont très bien organisées, même si ce ne sont pas les meilleures au début. L'organisation, le coeur, sont des qualités qui aident à gagner", souligne Hodgson, qui officiait sur le banc anglais pour la troisième fois. Certes, les joueurs de sa Gracieuse Majesté, privés de nombreux cadres (Lampard, Barry, Cahill), n'ont pas laissé beaucoup d'espace aux Français. Mais ils n'ont pris qu'un petit point. Surtout, ils ont aussi développé un jeu bien terne. L'équipe britannique n'a ainsi tenté que cinq petits tirs face aux Bleus - son plus faible total dans un Euro depuis 1980 - !

"Travailler l'aspect offensif"

S'il se défend d'avoir "manqué d'ambition", Hodgson le concède : il a encore du pain sur la planche. "Pour gagner, nous devons continuer à travailler dur sur l'aspect offensif de notre jeu et rester bons en contre-attaque, qui est un secteur dont nous avons tiré presque le maximum contre la France", avoue le sélectionneur anglais. Créer du jeu, proposer du mouvement et surtout se montrer dangereux, voilà la nouvelle étape à franchir pour les coéquipiers de Steven Gerrard. "Vendredi, j'espère que nous aurons plus la balle dans les zones décisives et que nous poserons des difficultés à la défense suédoise", lâche Hodgson.

Si Ashley Young, la plate-forme offensive du jeu anglais, et Danny Welbeck devront s'activer pour trouver des solutions, c'est bien toute l'équipe qui devra jouer plus haut et sortir de ses deux lignes de quatre sans espace entrevues face aux Bleus. Histoire de voir une équipe anglaise plus inspirée et plus séduisante. Même si, pour beaucoup, c'est le retour de suspension de Wayne Rooney pour le dernier match de poule qui pourrait vraiment change la donner et permettre aux Anglais de changer de dimension. Mais en attendant, Terry et consorts ne doivent pas hypothéquer leurs chances face à la Suède.