L'Espagne, bête de compétition

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L'Espagne, bête de compétition
Par Glenn CEILLIER|Ecrit pour TF1|2012-06-28T14:34:57.000Z, mis à jour 2012-06-30T17:49:10.000Z

L'Espagne affiche un bilan incroyable depuis son échec au Mondial 2006. Avec 40 victoires sur ses 45 derniers matches en compétition, la Roja est une formidable machine.

Elle n'est pas invincible mais pas très loin. Une chose est sure : cette armada espagnole est élevée à la culture de la gagne. Notamment quand les matches à enjeux se présentent. Depuis leur échec en huitièmes de finale du Mondial 2006 face à la France (3-1), les coéquipiers d'Iker Casillas n'en finissent plus d'enfiler les victoires comme des perles si on met de côté la Coupe des Confédérations, terminée en demi-finales en 2009. C'est grâce à cette régularité hors norme que la Roja peut espérer entrer dimanche dans le Panthéon du football international en signant un triplé Euro-Mondial-Euro.

En 48 rencontres en compétitions officielles (Euros, Mondial et qualifications pour ses deux épreuves), les Espagnols ont ainsi signé 41 victoires pour trois petites défaites depuis le Mondial allemand. Et encore, ils avaient commencé leur campagne de qualification pour l'Euro 2008 par deux revers en trois matches. Depuis, ils restent sur 40 succès en 45 rencontres de rang ! Pendant ce temps là, ils ne se sont inclinés qu'une seule fois dans une grande compétition, face à la Suisse (0-1) lors du premier match du Mondial 2010... Tout simplement hallucinant.

En amical, ils sont moins réguliers

Depuis leur titre de champion du monde, Xavi et co ont cependant une tendance à prendre un peu plus à la légère certains matches amicaux. Leurs claques face à l'Argentine (4-1) puis le Portugal (4-0) quelques mois après leur sacre mondial en sont les meilleurs exemples. Mais ils affichent le sérieux nécessaire et ne se lassent pas de s'imposer dans les matches qui comptent. C'est la force des grands champions. C'est surtout la force de cette Seleccion qui compte dans ses rangs des cadres habitués à cette obligation de résultat car ils évoluent au Real Madrid et au FC Barcelone, où à chaque match ils doivent ramener les trois points.

Si les Espagnols démontrent une capacité déroutante pour passer leurs qualifications (10 victoires en 10 matches pour le Mondial 2010 et 8 succès en 8 matches pour l'Euro 2012), ils élèvent aussi leur niveau dès que les rencontres ont un enjeu. Ils marquent ainsi plus qu'en amical et prennent moins de buts. Une tendance qui s'accentue encore un peu plus à l'heure des matches à élimination directe des tournois internationaux. Depuis 2006, Iker Casillas n'a ainsi plus encaissé le moindre but dans les matches couperets avec sa sélection à l'Euro ou au Mondial. Ils ont aussi conclu leurs deux finales sur le service minimum. Un 1-0 (contre l'Allemagne en 2008 et les aux Pays-Bas en 2010) qui leur va parfaitement. Car ils savent aussi se contenter du minimum pour poursuivre leur formidable série.

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