L'Espagne ne doute jamais

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L'Espagne ne doute jamais
Par Maxime DUPUIS, envoyé spécial à Donetsk|Ecrit pour TF1|2012-06-28T07:05:38.000Z, mis à jour 2012-06-28T16:22:26.000Z

Mercredi, la Furia Roja n'a pas brillé face au Portugal mais reste insubmersible. Sa confiance est inébranlable. La force de l'habitude.

Une nouvelle fois, le bateau rouge a tangué mais est arrivé à bon port. Dimanche, les sur les bords du Dniepr et plus précisément sur la pelouse du stade olympique de Kiev, l'Espagne défendra son titre de championne d'Europe acquis il y a quatre ans et, surtout, tentera de devenir la première sélection à réussir un incroyable triplé Euro - Coupe du monde - Euro. Il ne reste qu'une marche à gravir. Face à l'Allemagne ou l'Italie, elle sera haute. Mais l'Espagne en a vu d'autres et est passée maître dans l'art de se sortir de situations compliquées.

Mercredi à Donetsk, la Furia Roja s'est fait bouger par le Portugal, qui avait décidé de lui tenir tête ballon au pied. A raison. Durant les trois-quarts du match, Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers ont mené aux points, avant de baisser de pied au cœur de la prolongation et de rendre les armes au terme de la séance des tirs au but (0-0, 4 tab à 2). Armé d'une foi et d'une confiance à toute épreuve, l'Espagne continue à se frayer un chemin vers la légende. Et qu'importent les critiques. A défaut d'être aussi majestueuse que ses devancières, cette Espagne dégage une force collective et, surtout, une sérénité à toute épreuve. La moindre des choses lorsqu'on a déjà tout gagné.

"Leur gestion de la prolongation prouve leur maturité"

Mis à part face aux Irlandais (4-0) et contre les Français (2-0), les joueurs de Del Bosque n'ont jamais semblé dérouler durant ce Championnat d'Europe. Mais sont toujours en vie, à une marche du paradis. Ce que cette équipe semble avoir a perdu dans le jeu, elle l'a gagné dans sa gestion de l'événement : "Les joueurs sont plus mûrs. Leur gestion de la prolongation prouve leur maturité et leur grande expérience", a relevé Vicente Del Bosque après le tir au but victorieux de Cesc Fabregas. S'il n'hésite pas à parler de "chance", le sélectionneur national sait que ce n'est pas le facteur principal de la réussite sportive exceptionnelle de son équipe.

"Ce type de match n'est jamais facile mais notre équipe est très mature", embraye Xabi Alonso. Personne ne panique. Tout le monde fait son travail et se serre les coudes dans les moments difficiles. "Défensivement, l'équipe a été extraordinaire", s'est réjoui Vicente Del Bosque, qui a rendu hommage à tous ses défenseurs après le match. "On a pris confiance au fur et à mesure, je pense que défensivement l’équipe est arrivée à un très bon niveau, renchérit Gerard Pique. Mais il n’y a pas que la défense qui fait le travail, toute l’équipe a en tête que c’est très important de ne pas encaisser de but car on sait ensuite qu’on aura des opportunités de marquer."

Mercredi, elle en a eu peu. Et a dû attendre les tirs au but pour s'en sortir et filer vers la légende. Merci les tireurs et Iker Casillas, une nouvelle fois impeccable. Le portier du Real est tourné vers dimanche et la trace indélébile qu'il espère que la Roja laissera : "J’espère que les supporters se souviendront de nous toute leur vie", a-t-il lancé en zone mixte. Qu'il ne se fasse aucun souci. Les fans de la Roja ne seront pas les seuls à se souvenir.