L'Espagne, on verra plus tard

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L'Espagne, on verra plus tard
Par Maxime DUPUIS, envoyé spécial à Donetsk|Ecrit pour TF1|2012-06-16T14:44:38.000Z, mis à jour 2012-06-17T07:34:31.000Z

Proches des quarts de finale, les Bleus refusent de tirer des plans sur la comète. L'Espagne, possible adversaire, n'est pas encore en ligne de mire. A chaque jour suffit sa peine.

L'Espagne est soudainement devenue un sujet à la mode, samedi à Donetsk. Et cela n'a rien à voir avec la chaleur torride qui régnait jusqu'à vendredi sur l'est du pays. Non, les Bleus entrevoient sérieusement les quarts de finale après leur victoire face à l'Ukraine (2-0) et sont au moins assurés d'une chose : ils affronteront l'une des deux équipes rescapées du groupe C, dont les Ibères, champions du monde et d'Europe, font partie et sont actuellement leaders. Les hommes de Vicente Del Bosque ne sont pas encore qualifiés mais ressemblent comme deux gouttes d'eau à un épouvantail qu'il serait bon de croiser le plus tard possible.

Avant d'en arriver là, il y a encore un match à jouer face à la Suède et une qualification à décrocher contre les copains de Zlatan Ibrahimovic, déjà éliminés après leurs deux défaites concédées face à l'Ukraine (1-2) et l'Angleterre (2-3). Croiser une équipe quelque peu démobilisée ne serait une surprise pour personne. Quoi qu'il en soit, l'équipe de France devra gagner, faire match nul ou perdre par un but d'écart pour intégrer le top 8 européen. Ça fait beaucoup de possibilités. Et une grosse probabilité d'atteindre le premier objectif fixé par Laurent Blanc. Le casting et l'adversaire, on verra après.

"Si on peut l'éviter..."

"Il ne faut pas penser à ça, juge Yann M'Vila. Il faut éviter les calculs et prendre les matches comme ils viennent. Si on passe en quarts de finale, face à l'Espagne ou qui que ce soit, il faudra faire le travail." "L'Espagne est redoutable, elle est championne d'Europe et du monde. C'est l'équipe que tout le monde a envie de voir jouer. Si on peut l'éviter, on essaiera", a confié Gaël Clichy. Avant d'ajouter en guise de mise en garde : "L'Italie ou la Croatie ne sont pas de petites nations non plus."

Gouverner, c'est prévoir. Certes. Mais Laurent Blanc refuse lui aussi de voir plus loin que mardi. A Kiev face à la Suède, il sera avant tout question de valider un billet. Et non pas de prendre ses repères en cas de qualification et de quart de finale disputé dans la capitale de l'Ukraine : "On va préparer ce match comme d'habitude. Ce ne sera pas facile de jouer contre les Suédois, pense le sélectionneur de l'équipe de France. On va aligner la meilleure équipe possible. En fonction de ce qui se passe ailleurs, on pourra peut-être gérer, même si je n'aime pas de mot. Mais il faut avant tout se qualifier." Le message est passé. Le travail est à finir.