L'Italie, la dream-team de l'Euro

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L'Italie, la dream-team de l'Euro
Par William-Alexandre PROUST|Ecrit pour TF1|2012-06-29T10:31:09.000Z, mis à jour 2012-06-30T08:50:21.000Z

L'Italie marque de son empreinte cet Euro grâce à son jeu détonnant alors que l'Espagne, le Portugal et l'Allemagne n'ont pas enthousiasmé. Pas étonnant du coup de retrouver sept Italiens dans notre équipe-type des demi-finales, la Squadra Azzurra s'étant montrée très joueuse et offensive.

GIANLUIGI BUFFON

Certes, son début de match contre l'Allemagne a été difficile. Mais dans l'autre demi-finale, Iker Casillas et Rui Patricio n'ont pas eu beaucoup de travail tandis que Manuel Neuer a été impuissant face à Mario Balotelli. Et puis le portier de la Juve a retrouvé son niveau en détournant notamment sur la barre transversale un coup franc brûlant de Marco Reus (62e). Il ne s'incline que sur un penalty de Mesut Özil. Dimanche, il sera l'un des hommes-clef de la Squadra Azzurra face à l'Espagne.

FEDERICO BALZARETTI

Dans sa zone, il y avait Lukas Podolski et parfois Bastian Schweinsteiger qui traînaient. Le Palermitain ne s'est pas démonté pour autant et a très bien tenu son couloir, même si sa présence offensive aurait pu être plus épaisse. A sa décharge, rappelons qu'il évolue sur le côté gauche en club. Dommage qu'il ait concédé le penalty de la réduction de l'écart pour Mesut Özil (90e+1). Cela ternit un peu sa performance.

ANDREA BARZAGLI

Comme Gianluigi Buffon, son début de match n'était pas franchement de nature à le rassurer. Pourtant, le défenseur bianconero a formé avec Leonardo Bonucci une paire solide sur laquelle l'Allemagne s'est cassé les dents. Mario Gomez était dans son collimateur : le redoutable attaquant du Bayern Munich a été transparent, dominé au sol et dans les airs par Andrea Barzagli. Miroslav Klose lui a causé plus de problèmes, mais il a fini par reprendre le dessus.

SERGIO RAMOS

L'Espagne a été bousculée par le Portugal lors de la première demi-finale. Le salut ibérique est venu de l'arrière. Avec un excellent Jordi Alba sur sa gauche, Sergio Ramos a survolé les débats dans sa zone. Nani a flambé, mais n'a pas connu la réussite face au défenseur du Real Madrid, qui a également contrarié une remontée de balle de Cristiano Ronaldo. Pour couronner sa belle prestation, il ose et réussit une Panenka au cours de la séance de tirs au but.

JORDI ALBA

Le nouveau Blaugrana s'est mis au diapason. Successeur annoncé d'Éric Abidal sur le flanc gauche de la défense du FC Barcelone, le désormais ex-Valencien a pourtant peiné en début de rencontre face aux jambes de feu de Nani. Puis il a trouvé les bons réglages, sécurisant d'abord sa zone avant de prêter main forte à un front offensif en berne. Son duel avec Nani a été l'un des points chauds de la demi-finale. Au final, il laisse une meilleure impression que le Mancunien.

NANI

Pour autant, malgré le solide match de Jordi Alba, il est difficile de ne pas placer Nani dans notre équipe-type. Son homologue espagnol, David Silva, n'a pas pesé sur la rencontre. Du côté de Varsovie, Toni Kroos, surprise du onze de départ de Joachim Löw, a été en difficulté tandis que Claudio Marchisio ne s'est pas particulièrement distingué, même dans le pressing. A côté de cela, Nani a mis de la folie sur le côté droit portugais, même s'il a fini par s'effacer. Au moins, lui, aura sauté aux yeux.

ANDREA PIRLO

Un obélisque. Pilier rayonnant du schéma tactique italien, le vieux briscard de la Juve a illuminé de sa classe la rencontre, comme il l'avait déjà fait en quarts de finale face à l'Angleterre. Contre l'Allemagne, il a été partout. Aussi précieux en milieu de terrain que judicieux dans ses placements défensifs. Véritable ratisseur, il a su temporiser à chaque fois à bon escient pour relancer son équipe et casser le rythme quand il était allemand.

RICCARDO MONTOLIVO

Son exquise ouverture pour Mario Balotelli sur le deuxième but italien résume bien son match. Sa vision du jeu a été très utile à la Nazionale. Sa grosse activité aussi, même si le Rossonero a logiquement payé assez vite ses efforts, étant remplacé à la 64e minute par Thiago Motta. L'Espagne est prévenue : dimanche, il faudra faire attention à la débauche d'énergie de ce "chien fou" qui rôde dans l'entrejeu.

SAMI KHEDIRA

Il a été la pièce-maîtresse du jeu allemand. Assommée par le doublé de Mario Balotelli en première période, la Nationalmannschaft a été maintenue à flots par le Madrilène, dont la puissance a rivalisé avec la technique de l'entrejeu italien. Preuve de son influence jeudi soir : lorsqu'il a commencé à s'épuiser, c'est toute l'Allemagne qui a semblé perdre pied. Il était bien trop seul pour contrer une Italie joueuse et survoltée.

DANIELE DE ROSSI

La volonté ne fait pas tout, mais chez Daniele de Rossi, elle compte beaucoup. Le milieu de terrain de l'AS Rome évolue à un poste qui n'est pas le sien en sélection. Excentré sur le côté gauche, il a pourtant répondu présent grâce à sa technique et sa clairvoyance. S'il a écopé d'un carton jaune pour un excès d'engagement vis-à-vis de Toni Kroos (84e), le Giallorosso a joué juste. Diminué par une blessure au dos, il a été malgré tout déterminant dans le succès transalpin.

MARIO BALOTELLI

Il a signé sa meilleure performance sous la tunique azzurra. Mario Balotelli a inscrit un doublé, avec pour sa deuxième réalisation un coup de canon des 20 mètres qui a laissé Manuel Neuer pantois. Mais le fantasque attaquant de Manchester City, averti bêtement pour avoir enlevé son maillot après le deuxième but, ne s'est pas contenté du rôle du "finisseur". Il s'est montré appliqué de bout en bout aussi bien dans les tâches offensives que défensives. Il est sorti à la 70e minute, Cesare Prandelli craignant sûrement que son bouillant attaquant ne se fasse exclure et soit ainsi privé de finale. "Il a été excellent, disponible et réaliste", a réagi son sélectionneur à l'issue du match.

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