L'Italie n'a pas eu son héros

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L'Italie n'a pas eu son héros
Par Nicolas SBARRA|Ecrit pour TF1|2012-07-01T21:49:15.000Z, mis à jour 2012-07-02T14:49:16.000Z

La finale a été une faillite collective pour l'Italie. Et aucun joueur n'a su faire la différence pour porter les siens. Voici leurs notes.

Buffon (5) : Le capitaine de la Squadra Azzurra n'a pas réussi à maintenir les siens à flots. Il n'a rien pu faire sur les quatre buts et n'a pas eu beaucoup plus de travail. Le portier de la Juventus a tout de même bloqué un tir de Silva (45e) et réalisé une parade réflexe heureuse devant Fabregas (48e).

Abate (4) : Joueur de devoir, Abate a fait dans la discrétion. Moins mis à contribution sur son côté, il a tout de même fait preuve de beaucoup d'imprécision technique. Et il n'a pas su apporter du soutien aux joueurs offensifs.

Bonucci (5) : Malgré la faillite défensive de l'Italie, Leonardo Bonucci s'est signalé par de nombreuses interventions à propos. Son premier manqué a été de couvrir Jordi Alba sur le deuxième but. Ensuite, il a uniquement été pris à défaut par Fabregas (48e).

Barzagli (3) : Annoncé comme le patron de l'arrière-garde transalpine, Andrea Barzagli a déçu pour sa sortie. Notamment sur le troisième but espagnol où il a été aux abonnés absents dans l'axe. Il a aussi été averti pour une faute flagrante à la 45e minute. Le Juventino ne s'est montré que sur une tête sur corner (18e).

Chiellini (-) : Son match s'est stoppé rapidement après 20 petites minutes et une blessure à une cuisse. Auparavant, il a été pris de vitesse par Fabregas sur l'ouverture du score. Il a ensuite été remplacé par Balzaretti (4). Le Palermitain a effectué un bon centre (27e) mais a été plus en difficulté défensivement.

Pirlo (5) : Attendu comme l'épouvantail du milieu de terrain, Pirlo n'a pas eu la même influence que lors des autres matches de l'Euro. Dépassé par la fougue des milieux ibériques, il s'est tout de même montré décisif sur un tacle dans sa surface (20e). Offensivement, il n'a réellement apporté le danger que sur coups de pied arrêtés.

De Rossi (6) : Probablement le meilleur Italien sur le terrain. Même s'il n'a pas évolué à son poste de prédilection, le polyvalent Romain s'est démarqué par sa grosse activité dans l'entrejeu. Même s'il a souffert comme tous ses coéquipiers.

Marchisio (4) : Généreux dans les efforts défensifs, le milieu de la Juventus n'a pas pesé sur le jeu. Son impact a été insuffisant pour rivaliser avec Xavi ou Xabi Alonso. Au contraire de sa saison en club, il n'a pas non plus créé le danger sur le but adverse.

Montolivo (5) : Le futur Milanais a beaucoup couru pour essayer de récupérer le ballon. Souvent dans le vide. Auteur d'une frappe sur Casillas (44e) et d'une passe lumineuse pour Di Natale (51e), il n'a pas été récompensé. Le Trequartista a même cédé sa place à la 56e minute à Thiago Motta. Ce dernier s'est blessé cinq minutes plus tard et a laissé les siens à 10.

Cassano (5) : Régulièrement recherché dans le premier acte, avec des décrochages et des déviations, il a perdu beaucoup de ballons. Mais c'est lui qui a obtenu les meilleures occasions durant cette période, sans réussir à tromper Casillas (29e et 33e). Il est sorti dès la pause au profit de Di Natale (4), qui s'est signalé d'entrée par une tête au-dessus et un face à face manqué avec Casillas. Puis plus rien.

Balotelli (3) : Héros de la demi-finale, il a traversé l'ultime rendez-vous tel un fantôme. Ayant peu d'occasions de s'illustrer, il n'est pas une seule fois entré dans la surface adverse ballon au pied. Le Citizen n'a frappé que deux fois, de loin, sans trouver le cadre.