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L’Italie touchée pas coulée

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L’Italie touchée pas coulée
Par Glenn CEILLIER|Ecrit pour TF1|2012-06-06T21:49:47.000Z, mis à jour 2012-06-10T18:40:08.000Z

Les douze choses que vous devez savoir sur l'Italie avantson entrée en lice face à l'Espagne, dimanche (18h00). Si le football italien est en plein scandale, la Squadra Azzurra veut séduire à nouveau ses supporters.

SES LEADERS : Les champions du monde encore là

L'Italie va encore une fois s'appuyer sur ses meilleurs vieux pour cette compétition. Certains champions du monde de 2006 sont encore là, ils sont les leaders dans le vestiaire vestiaire et sur la pelouse. Au milieu, le joueur clef est ainsi Andrea Pirlo. Auteur d'une belle saison avec la Juve, le milieu est attendu comme le créateur de l'équipe et pour mettre sur orbite Antonio Cassano et Mario Balotelli. Mais pour guider les siens, Cesare Prandelli compte aussi sur Gianluigi Buffon, toujours considéré comme un des meilleurs gardiens du monde

SON COACH : Prandelli et la "Renaissance"

L’Italie touchée pas coulée

Après le retentissant échec du Mondial 2010, Cesare Prandelli a assuré la reconstruction. Et mis une place une révolution ou "Renaissance" comme on l'appelle dans la Botte. La Squadra Azzurra tente de mettre un place un jeu plus séduisant. L'équipe italienne a dit adieu au Catenaccio et cherche aujourd'hui à mettre le pied sur le ballon, comme le souhaite Prandelli. Pour le moment, cette nouvelle philosophie porte ses fruits (8 victoires, 2 nuls en qualifications). Mais le vrai test aura lieu à l'Euro où les détracteurs de Prandelli l'attendent.

SES "FRANCAIS" : Sirigu et Thiago Motta, les Parisiens

Les Italiens ne traversent pas souvent les Alpes. Mais cette année, l'Italie comptera deux joueurs du championnat de France dans son équipe. Car le PSG et Leonardo sont passés par là. Salvatore Sirigu, arrivé l'été dernier, et Thiago Motta, débarqué cet hiver, ont découvert la L1 cette saison. Et ont été retenus par Cesare Prandelli, qui fait de Thiago Motta un titulaire indiscutable.

SON GRAND ABSENT : Giuseppe Rossi

Si Alberto Gilardino ou encore Alberto Aquilani n'ont pas retenu l'attention du sélectionneur et si Andrea Barzagli pourrait déclarer forfait et laisser un grand vide en défense, Giuseppe Rossi ne peut pas être du voyage. La faute à une nouvelle déchirure aux ligaments croisés. L'attaquant de Villarreal avait disputé sept matches en qualifications.

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SES GRANDES REFERENCES : Des qualifications parfaitement gérées

La Nazionale a réalisé un parcours presque parfait en qualifications avec 8 victoires et 2 nuls, dans un groupe certes pas très relevé (Estonie, Serbie, Slovénie, Irlande du Nord, Iles Féroé). Mais ses 20 buts marqués pour seulement 2 encaissés sont porteurs d'espoir. Les trois derniers matches amicaux laissent toutefois planer un doute avant l'Euro (défaites 1-0 face à l'Uruguay, 1-0 contre les Etats-Unis et 3-0 face à la Russie).

SON CALENDRIER : L'Everest pour commencer

L'Italie devra très vite se mettre dans le bain. Car elle commence son ascension par l'Everest d'entrée avec l'Espagne en ouverture. Après les champions d'Europe et du monde en titre, l'équipe italienne se frottera à la Croatie puis l'Eire, deux adversaires largement à sa portée.

SES AMBITIONS :Séduire à nouveau

Après la claque sud-africaine et le scandale des matches truqués dit "Calcioscommesse", l'Italie ne s'emballe pas pour cet Euro. Cesare Prandelli espère déjà continuer à reconquérir les fans. Après, l'Italie reste l'Italie. Et comme au début de tout tournoi majeur, le titre est dans un coin de la tête des Azzurri.

SES ATOUTS : Toujours dangereux

La nouvelle philosophie portée un peu plus vers l'offensive soulève un vent d'optimisme. L'Italie mise plus sur la technique avec comme maitre à jouer, Andrea Pirlo. Les deux pointes devant, Cassano et Balotelli, apportent aussi leur côté imprévisible qui peut rendre la Squadra Azzurra dangereuse à tout moment.

SES FAIBLESSES : Un manque d'expérience

Si Pirlo et Buffon sont là, l'Italie manque d'expérience dans les grands tournois. Plus de la moitié de l'effectif n'a pas connu la pression d'un Euro ou d'un Mondial. Et avec le scandale des paris truqués, les Italiens vont devoir garder la tête froide.

SON HISTOIRE A L'EURO : Un "seul" titre

Si l'Italie a décroché à quatre reprises le Mondial (1934, 1938, 1982, 2006), elle n'a pas connu la même réussite à l'Euro. En sept participations, la Nazionale n'a réussi à aller au bout qu'une seule fois à l'Euro en 1968. Depuis, elle n'a fait qu'une finale (en 2000).

SA PLACE DANS LE FOOT MONDIAL : Juste derrière le Brésil

L'Italie fait partie des plus grandes nations du football mondial. Avec quatre titres ramenés de Coupe du monde (1934, 1938, 1982, 2006), elle n'est devancée que par le Brésil, qui présente cinq étoiles sur son maillot.

UNE ANECDOTE : Les scandales, ça leur réussit

Le football italien tremble depuis quelques semaines avec le scandale des matches truqués dit "Calcioscommesse". L'équipe nationale est aussi touchée puisque Domenico Criscito a dû renoncer à l'Euro 2012 et que Leonardo Bonucci est soupçonné. Mais certains supporters veulent y voir un signe. Car dans le passé, la Nazionale a déjà su profiter de cette ambiance pesante. En 1982 après le "Totonero" (un scandale de rencontres arrangées) et en 2006 en plein "Calciopoli" (une affaire liée à la sélection d'arbitres dits "favorables"), l'Italie avait réussi à rester soudée pour aller au bout et devenir championne du monde.

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