Ils laisseront un Euro souvenir

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Ils laisseront un Euro souvenir
Par Vincent BREGEVIN|Ecrit pour TF1|2012-06-19T22:33:16.000Z, mis à jour 2012-06-21T21:05:36.000Z

Le premier tour de l'Euro 2012 s'achève à peine et les départs de certains acteurs après cette phase de poules donne déjà des regrets.

LA CROATIE

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Les Croates méritaient mieux. Après avoir dominé l'Irlande (3-1) et tenu tête à l'Italie (1-1), ils sont sortis de l'Euro par la grande porte en faisant trembler l'Espagne. Le champion du monde et d'Europe en titre a dû s'en remettre à un grand Iker Casillas et quelques décisions arbitrales litigieuses avant de faire la différence en toute fin de match sur un but de Jesus Navas (1-0). Un destin cruel pour la sélection du charismatique Slaven Bilic, l'une des plus offensives de l'Euro sur le papier avec un schéma initial à trois milieux offensifs (Rakitic, Modric et Perisic) et deux attaquants (Mandzukic et Jelavic). Bien équilibrée et remarquable sur le plan technique, la sélection croate a encore de beaux jours devant elle même si le départ de Bilic est une lourde perte. Avec des circonstances un peu plus favorables, elle pourrait signer une performance plus conforme à sa valeur en 2014.

ALAN DZAGOEV

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Alan Dzagoev a été à l'image de l'équipe de Russie : une entame tonitruante avec un doublé face à la République tchèque (4-1) avant une baisse de régime continue jusqu'à l'élimination au terme de la défaite face à la Grèce (1-0). Comme un symbole, le jeune milieu offensif du CSKA Moscou a eu cette balle d'égalisation en fin de match qui aurait envoyé son équipe en quarts de finale. Il n'a pas su la convertir, et la Russie en mode Zenit Saint-Pétersbourg (club le plus représenté au sein de la sélection de Dick Advocaat), si séduisante dans le jeu, a probablement vécu ses dernières heures lors de cet Euro 2012. Mais Dzagoev, qui suscitait quelques doutes dans son pays avant le coup d'envoi de l'épreuve, a su répondre présent pour son premier grand tournoi international, à seulement 22 ans. Son contrat au CSKA expirant dans six mois, il pourrait bien rejoindre un grand club étranger et acquérir cette expérience qui doit en faire un des leaders de son équipe nationale en vue de la Coupe du monde 2018 en Russie.

LE PUBLIC IRLANDAIS

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C'est tout le paradoxe de l'histoire de l'Irlande pour son retour dans un Euro, une première depuis 1988. La sélection de Giovanni Trapattoni s'est révélée d'un avis général comme la plus faible du plateau. Invaincue depuis quatorze matches avant le coup d'envoi du tournoi, elle y a subi trois défaites par au moins deux buts d'écart et a été la première équipe officiellement éliminée de la compétition. Mais son public a largement surclassé la concurrence. Le moment fort restera probablement la fin de match contre l'Espagne. Alors que leurs favoris étaient laminés 4-0 sur le terrain, les supporters irlandais chantaient à gorge déployée à la gloire de leur équipe nationale. Après l'ultime défaite subie face à l'Italie (2-0), Robbie Keane a d'ailleurs tenu à rendre hommage au public des "Boys in Green" : "C'est dommage que nous n'ayons pas su obtenir un résultat pour les supporters, ils le méritaient", regrettait le capitaine de l'Eire en regagnant les vestiaires.

LE COEUR DE LA SUEDE

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L'Irlande lui avait ouvert la voie en signant son meilleur match de l'Euro face à l'Italie, malgré la défaite (2-0), alors qu'elle était d'ores et déjà éliminée de la course aux quarts de finale. Dans le même cas, la Suède a fait encore mieux. Elle est sortie de l'épreuve par la grande porte avec une très belle victoire face à la France (2-0) avant de quitter cet Euro 2012. Et un geste superbe de sa star, Zlatan Ibrahimovic, auteur d'un ciseau acrobatique qui restera à coup sûr parmi les plus beaux buts de l'épreuve. Mais si l'équipe d'Erik Hamren a pu compter sur sa meilleure individualité, elle a surtout affiché des valeurs collectives et combatives à un moment où elle aurait probablement dû être démobilisée. De quoi bluffer Laurent Blanc. "On s'était préparés à un math difficile, mais aussi difficile que la réalité non. La Suède a joué avec tout son coeur. Elle était physiquement mieux préparée que nous et avait dans ses rangs un joueur qui a fait la différence", notait le sélectionneur français après le match. Les Nordiques sont restés mobilisés jusqu'au bout, apportant leur contribution à ce premier tour ouvert et passionnant de l'Euro 2012. Vivement la suite !