Malouda : "Puisque ça arrange tout le monde"

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Malouda : 'Puisque ça arrange tout le monde'
Par Propos recueillis par Gil BAUDU, à Clairefontaine|Ecrit pour TF1|2012-06-04T16:57:43.000Z, mis à jour 2012-06-05T09:06:17.000Z

Florent Malouda estime qu'il "fait des sacrifices pour l'équipe de France" en acceptant d'être repositionné au milieu de terrain. "Ce n'est pas mon meilleur poste, mais je m'adapte", insiste le joueur de Chelsea, redevenu un titulaire en puissance dans l'esprit de Laurent Blanc.

Florent Malouda, avec quelques jours de recul, estimez-vous que votre match face à la Serbie était l'un de vos meilleurs en Bleu depuis plusieurs années ?

F.M. : Non, pas vraiment. Le seul point qui étonne, c'est par rapport à ce qui disait avant sur mon compte. Mais j'ai l'habitude. Quand on joue en équipe de France, on est forcément critiqués.

On vous a tout de même senti très à l'aise au milieu de terrain. Ce rôle plus reculé, il vous plaît ?

F.M. : Je ne dirais pas qu'il me plaît. Je m'y fais, je m'adapte. J'avais déjà dû m'adapter quand on m'a mis à droite. Pour moi, ce n'est pas un souci. Même si ce n'est pas ma meilleure position...

Dans votre esprit, elle est toujours à gauche ?

F.M. : Je vais bientôt avoir 32 ans, alors depuis le temps, tout le monde la connaît. Je ne pense pas qu'elle ait changé en six mois ou en un an. Mais puisque ça arrange tout le monde, ça m'arrange aussi.

Avez-vous le sentiment de vous sacrifier ?

F.M. : Je fais des sacrifices pour l'équipe de France. Pour personne d'autre. Ce n'est pas nouveau, et ce n'est pas un souci. Je n'ai jamais réclamé de jouer dans ma meilleure position. Ce n'est pas aujourd'hui que ça va commencer.

A votre âge, vous n'avez peut-être plus les jambes pour jouer plus haut dans le couloir gauche ?

F.M. : Ce n'est pas une question d'âge. Ce sont davantage les circonstances qui font que je joue là.

Mais ce poste n'est-il pas moins exigeant physiquement ?

F.M. : Certainement pas. On fait plus de courses quand on part de loin que quand on est plus près du but. Je suis souvent dans la surface. Alors il faut avoir suffisamment de vivacité pour revenir, pour rattraper les autres. Surtout si on part de plus loin. Mais encore une fois, je m'adapte. En équipe nationale, ça devrait être toujours comme ça. Il faut être au service de l'équipe.

En tout cas, vous êtes de nouveau considéré comme un titulaire en puissance. Le vivez-vous comme une revanche ?

F.M. : Je n'ai pas d'esprit de revanche. A partir du moment où je suis compétitif… J'ai vécu la même chose en 2010 : j'ai été écarté pour le premier match, j'ai été plébiscité pour le deuxième, j'ai été mis sur le banc pour le troisième. Il y avait un débat sur le côté gauche. Moi, je suis content d'être là. Pour vous dire la vérité, les trois-quarts des critiques, je ne les entends même pas. En tout cas, elles ne m'empêchent pas de vivre.