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Mettre un point final
Par Notre envoyé spécial à Kiev, Maxime DUPUIS|Ecrit pour TF1|2012-06-30T20:32:01.000Z, mis à jour 2012-07-01T15:19:29.000Z

L'Espagne et l'Italie s'affrontent en finale de l'Euro. La Roja a l'occasion d'entrer dans la légende, les Azzurri de retrouver les sommets.

L'ENJEU :

Dimanche soir, l'Europe sacrera une équipe. Une vraie. Une belle. Et que le nouveau roi du Vieux Continent soit espagnol ou italien ne changera rien à l'affaire. L'histoire prendra juste une orientation différente. Un cycle se prolongera ou un autre s'ouvrira. Quatre ans après son sacre viennois, l'Espagne débarque à Kiev pour mettre le point final à un triptyque inédit et longtemps inimaginable. Six ans après avoir triomphé à Berlin, l'Italie vient reprendre le cours de sa glorieuse histoire en allant décrocher un deuxième Championnat d'Europe quelques semaines après un scandale qui a une nouvelle fois perturbé sa préparation mais déclenché chez elle la réaction d'orgueil que l'on attendait.

Il serait néanmoins injuste de réduire l'Italie à quelques affaires de paris pas très nets quand Cesare Prandelli, architecture de cette Squadra Azzurra, a œuvré depuis deux ans pour que le phénix italien renaisse de ses cendres sud-africaines. Le patron est arrivé avec ses idées et une haute ambition pour une équipe moribonde. Pari d'ores et déjà tenu, quel que soit le résultat de cette finale. Vicente del Bosque avait une mission tout aussi périlleuse. Le sélectionneur espagnol, qui avait pris la Roja au sommet de l'Europe, devait la maintenir à un niveau de performance élevé. Il l'a fait depuis quatre ans. Et a ramené l'Espagne quasiment là où il l'avait prise.

Dimanche, l'idée sera de parachever une période de quatre ans exceptionnelle. Avec une équipe implacable. Devenue moins flamboyante mais toujours insubmersible. Au fil des matches et des tours, la Roja s'est fait bouger mais a toujours tenu le choc, n'encaissant qu'un but (face à l'Italie) et restant toujours aussi imperméable quand les choses sérieuses s'annonçaient. Au tour d'Antonio Cassano et de Mario Balotelli de tenter ce qui est impossible depuis 2006. A savoir : battre Iker Casillas dans un match à élimination directe. Pas de quoi faire peur aux deux larrons dont l'insouciance a parfois pu flirter avec l'inconscience. Mais ça, c'était avant ce mois de juin. Depuis, ils ont grandi. En même temps que l'Italie.

LES CHIFFRES-CLÉS :

- L’Italie est invaincue face à l’Espagne en grande compétition. Les Transalpins ont gagné 3 fois et concédé 4 nuls. Néanmoins, l’Espagne s’est qualifiée aux dépens de l’Italie lors de leur dernière confrontation en match à élimination directe, c’était en quarts de finale de l'Euro 2008 (0-0, 4-2 aux tab).

- Avec la France, l’Espagne est le pays qui compte le ratio le plus élevé de victoires en finales de tournois majeurs (75%) chez les nations européennes qui en ont disputé plus d’une.

- L’Italie est la seule équipe qui n’a jamais été menée au score durant l'Euro.

LES ÉQUIPES PROBABLES :

Vicente del Bosque et Cesare Prandelli se réservent-ils une surprise pour leurs retrouvailles ? Le premier a été plus mystérieux que le second qui, d'un autre côté, semble avoir moins de choses à cacher. L'Espagne impose son football depuis quatre ans et ne risque pas de changer alors qu'elle toque aux portes de la légende. Seul incertitude, l'identité de l'attaquant de pointe qui sera aligné à Kiev. Cesc Fabregas, buteur lors de la première confrontation entre Italiens et Espagnols, part avec les faveurs des pronostics. Côté Italie, et mis à part le retour possible d'Abate, l'interrogation porte plus sur le système défensif. A trois le 11 juin, passés à deux centraux depuis, les Italiens ne devraient pas bouleverser leur manière de faire. Un équilibre a été trouvé et c'est avec celui-ci que Prandelli compte gravir le mont Europe.

A deux face à Fabregas ?