"Nous n'avons pas la même forme qu'il y a deux ans"

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'Nous n'avons pas la même forme qu'il y a deux ans'
Par Damien DORSO|Ecrit pour TF1|2012-06-13T23:27:04.000Z, mis à jour 2012-06-14T19:24:38.000Z

Le sélectionneur néerlandais Bert Van Marwijk semble incapable de relancer une équipe très loin de son statut de finaliste mondial en 2010.

Après deux rencontres et autant de défaites dans le groupe B, les Pays-Bas sont déjà au bord de l'élimination. Forts de leur statut de vice-champions du monde 2010, ils pensaient pouvoir s'appuyer sur leur puissance de feu offensive. Or, celle-ci apparait trop brouillonne, comme le reste de l'équipe. Devant le Danemark (0-1) puis l'Allemagne (1-2), les Oranje se sont enlisés et leur sélectionneur Bert van Marwijk s'est révélé incapable de remettre ses troupes dans la bonne direction. Dépassé, le chef d'orchestre préfère miser sur la fuite en avant. " Il faut continuer à croire en nous, on va continuer à se battre. On pense pouvoir le faire", assure celui dont l'équipe devra s'imposer par deux buts d'écart face au Portugal et miser sur une défaite danoise devant l'Allemagne lors du dernier match pour arracher une place en quart de finale.

Tête baissée comme ses joueurs

La mission ne s'annonce pas impossible mais tout de même très compliquée au vu des deux premières prestations des Oranje. " Nous n'avons pas la même forme qu'il y a deux ans. Ce ne sont pas seulement les joueurs offensifs qui sont moins bons, c'est toute l'équipe", reconnait Arjen Robben, qui a peu goûté son remplacement par Dirk Kuyt à la 83e minute du match face aux Allemands mais se veut lucide dans son analyse. "Par moments, on n'a vraiment pas été bons... Mais je ne veux blâmer personne. Le problème réside surtout dans l'espace trop important entre les lignes".

"On a fait quelques erreurs défensives et au milieu, il y avait trop d'espace pour eux", confirme Bert van Marwijk. Le sélectionneur rejoint son attaquant en ce qui concerne le manque de cohésion collective mais retombe vite dans une certaine illusion. "Si on avait continué comme lors des vingt premières minutes, on ne se serait pas retrouvés menés 2-0. C'est malheureux que le match se soit terminé comme ça".

A la recherche de la bonne formule

Après la défaite surprise face au Danemark et malgré les cruelles carences constatées, van Marwijk avait décidé de faire confiance aux mêmes hommes au moment de défier le rival allemand. Un seul changement était à noter : la titularisation de Mathijsen, remis d'une blessure à une cuisse, à la place de Vlaar en défense centrale. Le pari n'a pas porté ses fruits car Gomez a fait ce qu'il a voulu dans la surface de Stekelenburg et ouvert le score à la 24e minute comme le Danois Krohn-Dehli avant de doubler la mise moins d'un quart d'heure plus tard.

Devant, les joueurs offensifs n'ont pas davantage convaincu et ont renouvelé leurs erreurs de placement. "Où étaient nos automatismes ? Cela ne fonctionnait pas comme d'habitude. On se marchait un peu sur les pieds", enrage Wesley Sneijder. Motivé sur le terrain mais souvent agacé, celui qui est censé mener le jeu illustre la frustration d'une équipe sans organisation.

Dos au mur à la mi-temps, van Marwijk s'est résolu à sortir Afellay, toujours trop tendre, et van Bommel, encore peu vigilant. Il a lancé Huntelaar et van der Vaart, lequel a récupéré le brassard de capitaine. Autant de changements qu'il avait tardé à effectuer devant le Danemark. Mais sa formation, passée en 4-4-2, n'a pas gagné en fluidité pour autant. La réduction du score de van Persie, maladroit en début de rencontre, a à peine fait trembler les Allemands. Elle n'a en tout cas pas permis de souder une équipe néerlandaise toujours sans complicité. Van Marwijk n'a plus qu'à espérer que cette complicité surgisse face à l'urgence de la situation.