Du neuf, du jeu et du mieux

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Du neuf, du jeu et du mieux
Par Maxime DUPUIS, envoyé spécial à Reims|Ecrit pour TF1|2012-05-31T21:07:40.000Z, mis à jour 2012-06-01T18:14:01.000Z

Face à la Serbie et avec une équipe remaniée, l'équipe de France a livré l'une de ses premières périodes les plus accomplies dans le jeu.

ORGANISATION AU COUP D'ENVOI : Mercredi, Laurent Blanc avait annoncé que le système ne changerait pas. Les hommes si. Il avait (presque) dit vrai. Jeudi, c'est une équipe de France remaniée dans les grandes largeurs qui a démarré face à la Serbie. Et c'est aussi une formation sans numéro 10, Samir Nasri passant sur le côté droit de l'attaque, mais avec un milieu à trois (Malouda, M'Vila, Cabaye) qui a lancé les hostilités sur la pelouse d'Auguste-Delaune. Dimanche, les Bleus avaient démarré en 4-2-3-1 face aux Islandais, avant de finir en 4-3-3 et de renverser une situation compromise.

Première période : Un gros nuage, puis le ciel bleu

On se serait bien passé de ça. De voir Yann M'Vila, en larmes, sortir du terrain après quatre petites minutes de jeu, 220 secondes après avoir été victime de l'engagement de Tadic. Il a fallu faire avec et avec Alou Diarra entré en lieu et place de la sentinelle rennaise, l'équipe de France a rendu une copie ressemblant de très près à ce que Laurent Blanc tente d'inculquer à ses joueurs depuis sa prise de fonctions. Possession du ballon, jeu au sol, mouvement et permutations, les Bleus ont évolué en première période deux ou trois bons tons au-dessus de ce que l'on était en droit d'espérer à une grosse dizaine de jours du début de l'Euro.

Face à des Serbes agressifs jusqu'à l'ouverture du score de Ribéry, puis dépassés par les événements et enfin éteints, Alou Diarra, en 6, s'est occupé de tout et, devant lui, relayeurs et animateurs ont fait le reste. A l'image de Franck Ribéry, percutant comme le Ribéry allemand, et acceptant de permuter avec Samir Nasri. Une fois à gauche, une fois à droite, le numéro 7 a régalé, s'entendant à merveille avec Karim Benzema qui, lui aussi, s'est promené un peu partout dans la moitié de terrain serbe, laissant parfois l'axe à l'un de ses partenaires, Florent Malouda notamment. Le joueur de Chelsea, qui était entré en jeu face à l'Islande et avait musclé le jeu bleu, a continué sur sa lancée et livré une très belle copie. Avec un but magnifique à la clé. Défensivement, les quatre de derrière n'ont pas eu énormément de travail mais Koscielny, Clichy et compagnie ont parfaitement accompli leur job. Le latéral gauche de City a même ajouté quelques déboulés, dont un qui a amené le premier but des Bleus, par Ribéry.

Du neuf, du jeu et du mieux

De la 45e à la 59e minute : Moins bien, les Bleus s'adaptent

Repartie avec le même onze au retour des vestiaires, l'équipe de France n'a pas poursuivi sur sa lancée de la première période. Les quinze minutes de pause ont coupé les pattes des Bleus, bien plus statiques, et également forcés de s'adapter au "réveil" de la Serbie qui, sans s'être transformée en machine de guerre, a commencé à s'intéresser à ce qui se passait sur le terrain. Les Bleus ont alors joué dans le dos des hommes de Mihajlovic, offrant à Ribéry l'occasion de montrer qu'il avait encore du jus.

De la 60e à la 75e : Du sang neuf mais moins d'oxygène

Comme face à l'Islande, c'est à l'heure de jeu que Laurent Blanc a injecté du sang neuf dans les rangs Bleus. Martin, Giroud et Ménez ont remplacé Cabaye, Benzema et Ribéry. Du poste pour poste. Les Tricolores ont repris le ballon mais bien moins brillé dans l'utilisation de celui-ci, à l'image d'un Samir Nasri qui l'a parfois trop porté. Au moins, l'idée générale de la première période a survécu aux changements de joueurs, Martin, et Ménez n'hésitant pas à aller voir à l'opposé ce qui s'y passait.

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De la 75e à la fin : Circulez...

La baisse de régime légitime n'a pas été jugulée par l'entrée en jeu de Ben Arfa, sur le côté droit. Le joueur de Newcastle a remplacé Malouda, ce qui a forcé Martin à prendre la place du Guyanais et Nasri de s'installer en relayeur droit. A l'arrivée, un système inchangé pendant 90 minutes. En revanche, pas de troisième but, aucun éclair ni aucune frayeur pour la défense centrale désormais composée de la paire Rami - Koscielny. Mais la satisfaction d'avoir fait un pas en avant sur la route de l'Euro.