"Pleurs de l'Italie" face aux "grands d'Espagne"

Voir le site Euro 2012 de football

Default tf1 image
Par AFP|Ecrit pour TF1|2012-07-02T08:01:36.000Z, mis à jour 2012-07-02T08:02:10.000Z

La presse italienne fait le constat de la supériorité absolue de l'Espagne (4-0), mais salue sa Squadra Azzurra, ce lundi. Car l'Italie "a de nouveau une équipe".

"Italie, merci quand même!", notait le grand quotidien de centre-gauche La Repubblica, bon perdant. "Le visage de Balotelli en larmes disait tout: ce sont les plus forts, les plus beaux à voir, les plus imaginatifs, les plus sereins qui ont gagné. Plus que de nous vaincre, ils nous ont humiliés. Ca n'a pas été un match, mais une leçon spectaculaire de foot".

Toute la presse transalpine saluait l'entrée de "l'Espagne dans l'histoire" avec ce troisième titre de suite, après l"Euro-2008 et le Mondial-2010, dimanche. Les photos de Une montraient la star Mario Balotelli et le défenseur Leonardo Bonucci inconsolables sur le terrain après le match.

"L'Espagne bouscule une Italie fatiguée. Mais merci aux Azzurri pour le rêve", titrait l'autre grand quotidien Corriere della Sera, en parlant d'une "partie à sens unique" dimanche soir.

"Demain, on recommence"

"Les Italiens sont descendus sur le terrain fatigués et déprimés (...) Et les furies rouges les ont bousculés". "L'Espagne a été meilleure que nous", mais "demain, on recommence, car désormais on a de nouveau une équipe", tentait de se consoler Il Corriere.

"Grands d"Espagne", titrait de son côté la Gazzetta dello sport, qui s'inclinait devant "la supériorité technique et athlétique des Ibères" et qui notait aussi que "les Azzurri étaient épuisés pour la finale".

"L'Espagne entre dans l"histoire, les pleurs de l'Italie", proclamait sur toute sa une le journal de Rome Il Messaggero.

"La défaite d'hier, ajoutait-il, ne doit pas annuler les magnifiques prestations de nos joueurs durant ce championnat. Il ne faut pas oublier que, vu le scandale des paris truqués et le peu de prestige de notre football qui cette année n'a rien gagné à l'extérieur, nous nous attendions à un semi-désastre".