Ramos : "Il sait que je suis un peu fou"

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Ramos : 'Il sait que je suis un peu fou'
Par Maxime DUPUIS, envoyé spécial à Donetsk|Ecrit pour TF1|2012-06-27T23:46:24.000Z, mis à jour 2012-06-28T10:19:25.000Z

Face au Portugal, Sergio Ramos n'a pas eu besoin d'insister pour convaincre Vicente del Bosque de frapper un tir au but malgré ses déboires récents.

Avant mercredi soir, la dernière fois que Sergio Ramos s'était exercé au périlleux exercice des tirs au but, le ballon avait mis un certain temps à redescendre du ciel de Santiago-Bernabeu. Le défenseur central du Real Madrid, lui, avait rapidement retrouvé le plancher des vaches, éliminé par le Bayern Munich en demi-finale de la Ligue des Champions. Mercredi, l'Espagnol a eu envie de remettre ça. Lors d'une autre demie, sans doute encore plus importante que la précédente, Sergio Ramos y est retourné. Comme un grand. Et cette fois a réussi son coup en faisant honneur à Antonin Panenka. L'Espagne a éliminé le Portugal (0-0, 4 tab à 2) et s'est qualifiée pour sa troisième grande finale d'affilée, qu'elle disputera face à l'Allemagne ou l'Italie.

Quatrième tireur désigné, l'ancien joueur du FC Séville s'est avancé d'un pas décidé vers le but de Rui Patricio. Le score était alors de 2-2 et les deux équipes avaient un pied en finale. Sergio Ramos a pris son élan, démarré et battu Rui Patricio d'une panenka presque aussi fine que celle d'Andrea Pirlo, réussie dimanche lors d'une autre séance de tirs au but opposant l'Italie à Angleterre. "Dans les moments difficiles, il faut apprendre de nos erreurs, a-t-il confié après le match. Après ma dernière expérience malheureuse, je voulais réessayer."

Au moment de désigner les cinq tireurs, Vicente Del Bosque n'a pas hésité. Sergio Ramos y tenait. Alors le sélectionneur national a laissé faire son défenseur, dont l'insouciance tend parfois vers l'inconscience. "L'entraîneur me connait bien. Il a cru en moi. On a passé quelques années ensemble et il sait que je suis un peu fou", a-t-il plaisanté en conférence de presse, tout heureux de son effet. Mais quand même, un tel geste à un tel instant, par un défenseur central : "J'y avais pensé avant. Il y avait un risque mais comme j'étais sûr qu'il partirait d'un côté..." Choix audacieux. Et payant. "Je suis vraiment heureux. Vous aurez quelque chose dont vous vous souviendrez, comme ma famille. Le monde, lui, se souviendra que l'Espagne a gagné et écrit l'histoire."