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Du très bon Ribéry, du mauvais Rami

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Du très bon Ribéry, du mauvais Rami
Par Alexandre Coiquil (avec M. D.)|Ecrit pour TF1|2012-06-15T20:40:48.000Z, mis à jour 2012-06-18T10:16:34.000Z

Vainqueur de l'Ukraine (0-2), vendredi à Donetsk, l'Equipe de France a notamment pu compter sur les bonnes prestations de Cabaye, Ribéry et Benzema. La prestation de Rami a deçu et les matches inégaux de Nasri et Ménez peuvent prêter à débats.

Lloris (6) : il a été le joueur le plus discret face à l'Ukraine et pour cause, les hommes d'Oleg Blokhine n'ont cadré que deux tirs sur neuf. Le portier de l'Olympique Lyonnais n'a même réalisé son premier arrêt du tournoi qu'à la 34e minute en repoussant une tentative sans angle d'Andrei Shevenchko. Mis en difficulté à deux reprises, par ailleurs, suite à une passe en retrait ratée de Philippe Mexès (4e) et à une mésentente entre Clichy et Mexès (37e).

Debuchy (6) : match très sérieux du latéral droit, dont les statistiques des tacles sont parfaites (4/4). Il a réussi à éteindre le tonitruant Konoplianka. Le défenseur du LOSC a cependant eu un apport offensif un peu moindre qu'à l'accoutumée, la faute à un Ménez peu enclin à venir défendre.

Rami (4) : le défenseur central de Valence ne s'est pas montré sous son meilleur jour en alternant le bon (comme son duel gagné l'épaule face à Shevchenko à la 51e) et le mauvais, la plupart du temps. Souvent en retard dans ses interventions et trop lâche au marquage, notamment sur Shevchenko, l'ancien Lillois, visiblement mal remis de sa lourde saison avec Valence, a été le maillon faible de l'équipe de France vendredi soir.

Mexès (5) : Un peu plus solide - grâce à son bon placement - que son compère de la charnière centrale mais moins rassurant que face à l'Angleterre. Sa passe en retrait, mal assurée, à la 4e minute, a failli coûter cher. Il s'est même endormi après que l'équipe d'Ukraine se soit peu à peu démobilisée, ce qui a lui coûté un carton jaune après un tampon sur Milevskiy (80e). Deux oublis aux deux bouts d'une prestation honorable.

Clichy (6) : bon match du joueur de Manchester City qui a réussi à contenir le très dangereux Yarmolenko, souvent obligé de repiquer vers l'axe pour continuer ses actions. Apport offensif moindre, mais le manque de repli défensif de Ribéry l'y a obligé. L'ancien joueur d'Arsenal a certainement pris date avec une possible place de titulaire grâce à une partie plutôt aboutie.

Cabaye (7) : match référence pour le joueur de Newcastle, véritable piston au milieu de terrain et patron en devenir, grâce un abattage énorme (6,11 kilomètres de terrain parcourus en première période). Sa clairvoyance et son jeu simple, soit en profondeur vers Ménez et Ribéry sur les ailes, soit plus court en "passe et va", font de lui un élément clé et complet du système de Laurent Blanc. Auteur de son premier but en Bleu à la 56e. Remplacé à la 68e par M'vila.

Diarra (7) : partie sobre du milieu de terrain de l'Olympique de Marseille qui a plutôt bien bloqué le remuant Nazarenko, moins en vue que face à la Suède, ainsi que Voronine. Les statistiques de l'ancien Bordelais, qui remplit parfaitement son rôle de sentinelle devant la défense depuis le début de la compétition, plaident en sa faveur : 89% de passes réussies, sept tacles sur huit gagnants et une seule faute commise.

Ménez (6) : rencontre très inégale du joueur du Paris Saint-Germain qui a mené les Bleus vers le succès grâce son but marqué du pied gauche, consécutif à un service de Benzema (53e), mais qui aura raté deux duels face à un excellent Andriy Piatov (26e et 29e). Bien que remuant et disponible sur son côté droit, l'ailier a paru assez nerveux. Il aurait dû recevoir son deuxième carton jaune à la 45e après une vilaine semelle sur Selin. Travail défensif quasi-inexistant. Remplacé par Martin à la 73e.

Nasri (5) : Il s'est surtout mis en évidence après la pause après une première période très - trop - discrète. Provocant, habile techniquement, comme à l'accoutumée, mais beaucoup plus imprécis que face à l'Angleterre. Le débat quant à son placement idéal au milieu de terrain peut être relancé.

Ribéry (8) : Il a certainement fait son match le plus abouti en équipe de France depuis des lustres. Toujours disponible que ce soit sur son aile ou dans la surface quand il fallait apporter une présence, le joueur du Bayern tient certainement son match référence avec les Bleus. Il a mis le très offensif Gusev en difficulté, à de nombreuses reprises, grâce à sa vitesse. Repli défensif inégal cependant.

Benzema (7) : l'attaquant du Real Madrid est devenu le premier joueur depuis Alain Giresse - en 1984 face à la Belgique (5-0) - à réaliser deux passes décisives dans un match comptant pour un championnat d'Europe. Auteur de nombreux tirs lointains certes infructueux, il a bien pesé sur la charnière centrale Mikhalik-Kacheridi, et a moins décroché que face aux Anglais. Remplacé par Giroud à la 76e.