Ribéry, nouvelle love story

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Ribéry, nouvelle love story
Par Maxime DUPUIS, au Touquet|Ecrit pour TF1|2012-05-28T15:58:36.000Z, mis à jour 2012-05-29T12:44:08.000Z

Buteur avec les Bleus pour la première fois depuis 2009, Franck Ribéry ne pouvait pas mieux lancer la campagne 2012.

Trente-huit mois et vingt-trois capes plus tard, Franck Ribéry a retrouvé le chemin des filets en équipe de France. Les nombres suffisent à mesurer l'ampleur de l'événement dont ont été témoins les spectateurs du stade de Hainaut, dimanche. Certes, ce n'était que l'Islande. D'accord, les choses sérieuses sont loin d'avoir commencé. Mais ce bonheur simple suffit au Bavarois, chouchou de la nation en 2006, devenu paria en 2010. A Valenciennes, le numéro 7 des Bleus a peut-être tiré un trait sur deux années douloureuses. Le public aussi. En un petit quart d'heure de jeu. Peut-être les quinze minutes les mieux rentabilisées de l'histoire récente des Bleus.

"Ça va lui faire du bien, s'est réjoui Laurent Blanc lundi. Va-t-il désormais jouer avec moins de pression ? On le souhaite. S'il y arrive, on n'aura pas perdu notre temps en le faisant jouer quinze minutes contre l'Islande." Entré en lieu et place de Yoann Gourcuff alors que les Bleus étaient encore menés au score, le joueur a fait du Ribéry. Du Ribéry de Munich. Sans se prendre la tête, l'ancien Marseillais a foncé dans le tas, joué à l'instinct et été récompensé par le but de l'égalisation. Et les vivats du public. Un bonheur simple : "Beaucoup de choses ont changé hier, pense Ribéry. Retrouver l'amour des gens en France était le plus important pour moi."

"Tu vas jouer le dernier quart d'heure"

Ce regain de popularité soudain arrive à un moment on-ne-peut-plus opportun. Le Français sort d'une finale de Ligue des champions perdue, à la maison, face à Chelsea. Derrière, Franck Ribéry a eu besoin de couper et de se régénérer en famille. Rentré à Boulogne-sur-Mer mercredi, l'international français (58 sélections) a pris du recul durant quelques jours. Arrivé dans le groupe samedi à l'heure du déjeuner, il ne devait même pas participer à cette première rencontre : "Il n'était pas prévu que je joue mais Jean-Louis (Gasset) m'a dit : 'tu vas jouer le dernier quart d'heure'." La suite, on la connait. Ribéry n'a pas eu le temps de cogiter, sans se prendre la tête. A l'arrivée, un plaisir fou.

Franck Ribéry, qui marche avant tout à l'instinct et l'affectif, n'est cependant qu'au début de sa nouvelle histoire bleue et d'une possible résurrection. Mais les promesses de Valenciennes ne demandent qu'à s'inscrire dans le marbre. "Je me suis senti comme au Bayern hier, comme à mes débuts en équipe de France. Je ne sais pas si ça sera pareil dans les autres villes mais je l'espère." Il n'est pas le seul. Laurent Blanc rêve de voir un Ribéry rayonnant de Reims au Mans. Et, si possible, à Donetsk, là où l'on saura vraiment si la love story entre la France et Ribéry est repartie.