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Ciel bleu et dégagé sur Donetsk
Par Maxime DUPUIS (envoyé spécial à Donetsk)|Ecrit pour TF1|2012-06-17T14:31:17.000Z, mis à jour 2012-06-18T23:09:59.000Z

La défense est sans doute le secteur de jeu le plus perfectible de l'équipe de France. Mais les axes de progression ont été identifiés.

Hugo Lloris va bien. Merci pour lui. Depuis le début du Championnat d'Europe des Nations, le capitaine des Bleus n'est pas débordé par le travail. Vigilant plus que sollicité, le gardien de but a été vu ballon au pied, à la main et moins souvent sur sa ligne pour s'interposer face aux tentatives adverses. Et pour cause, Lloris n'a eu à faire face qu'à deux tirs cadrés. Le premier face à l'Angleterre, signé Joleon Lescott, a fait mouche. Le second face à l'Ukraine, made in Andrei Shevchenko, le portier l'a repoussé. Voilà pour le bilan de Lloris qui n'est peut-être finalement pas si mal protégé que cela par le quatuor qui évolue devant lui. Malgré ce que l'on peut dire.

Depuis le début de l'Euro et après deux rencontres disputées, aucune équipe n'a été aussi peu sollicitée défensivement. Deux tirs cadrés concédés, c'est peu. Pour ne pas dire insignifiant. Même si l'on peut faire dire tout et n'importe quoi aux chiffres et que les Anglais, comme les Ukrainiens, n'ont pas montré une ambition démesurée au niveau du jeu offensif, il n'en reste pas moins que l'édifice français tient la route. Que le travail défensif des joueurs de devant est globalement assuré, même si parfois inégal. Et que de Debuchy à Evra ou Clichy, en passant évidemment par Mexès et Rami, il existe une base de travail solide. Même si la perfection est encore très loin.

Rami, "un gros nounours"

Si Hugo Lloris n'a pas été mitraillé depuis le début du Championnat d'Europe, celui-ci a eu quelques situations tièdes à gérer. Situations qui n'auraient jamais dû naître sans l'aide bien involontaire d'un défenseur bleu et, souvent, d'une relance hasardeuse. C'est actuellement ce qui contrarie le plus un Laurent Blanc qui en connait un rayon niveau défense. "Dans un match, il est rare de ne rien concéder à l'adversaire. Ce qu'il faut éliminer, ce sont les erreurs que nous avons commises. Quand l'adversaire se créé ses occasions, c'est différent", juge-t-il.

Au niveau des relances hasardeuses, Adil Rami n'a pas donné sa part au chien depuis le début de l'Euro. Que ce soit face aux Anglais ou à l'Ukraine, le défenseur central n'a pas toujours été rassurant, alors que, dans le même temps, Philippe Mexès retrouvait petit à petit son niveau et que les latéraux rendaient des copies plus qu'honorables. Il est désormais temps pour le défenseur de Valence de passer un cap. Laurent Blanc en est conscient. Et cela ne passe pas seulement par le principal intéressé mais aussi ses partenaires, notamment le plus proche d'entre eux.

"Malgré son apparence joyeuse, insouciante... inconsciente parfois, Adil est un gros nounours qui a besoin d'être rassuré. Philippe peut beaucoup l'aider et le rassurer en sa qualité d'ancien. La charnière centrale, la confiance et l'assurance n'était pas totale jusque-là. Je pense qu'il va monter en puissance. Et je pense que le fait de monter en puissance physiquement va le rassurer." Et, dans ce cas, solidifier l’édifice. L'effet papillon transposé au football.