Stressés les Bleus ? Pensez-vous...

Voir le site Euro 2012 de football

Stressés les Bleus ? Pensez-vous...
Par Maxime DUPUIS, envoyé spécial à Donetsk|Ecrit pour TF1|2012-06-10T18:22:03.000Z, mis à jour 2012-06-11T09:08:03.000Z

Les Bleus abordent l'Angleterre avec décontraction. Celle-là même qu'ont les équipes qui savent où elles vont et d'où elles viennent.

Du Cap à Donetsk, quelques milliers de kilomètres. Deux ans également. Presqu'une éternité à l'échelle des Bleus. De Raymond Domenech et Patrice Evra à Laurent Blanc et Hugo Lloris, "lointains" successeurs du duo qui représentait la France, à la veille de son entrée en lice contre l'Uruguay, il y a un monde. On commence à s'en rendre compte sur le terrain. Comme à côté. Les résultats et le jeu donnent de l'assurance. Et la banane. Ça change et ça fait du bien. Dimanche dans la salle de presse ultra bondée de la Donbass Arena, Lloris, capitaine des Bleus, a fait du Lloris. Blanc, du Blanc. Mais avec le sourire. Les deux hommes sont contents d'être là, parmi la crème du football européen. Et ça se voit.

A vingt-quatre heures du match le plus important de sa carrière de sélectionneur national, Laurent Blanc a donné dans la décontraction, blaguant ici avec un journaliste chinois qui lui avait posé une question sur l'éligibilité de Nicolas Anelka, rebondissant là à une interrogation sur son surnom de Président ("Il vaut mieux avoir ce surnom qu'un autre..."). Stressé le sélectionneur ? Pas le moins du monde. "Je ne ressens aucun stress. L'objectif était d'être présent ici. On y est. On a envie d'être dans le vif de la compétition."

"La sensation d'être prêts"

Cette décontraction apparente, Laurent Blanc et ses hommes l'ont gagnée au fil d'une préparation loin d'être évidente, car courte et perturbée par les calendriers nationaux, mais réussie. "On ne sait pas comment le match va se passer mais on a la sensation de s'être bien préparés. D'être fin prêts pour ce 11 juin", a-t-il reconnu, renforcé par une série de 21 matches sans défaite, la deuxième plus longue de l'histoire des Bleus, et des prestations qui, au niveau de la forme comme du fond, sont allées crescendo. De la première minute de l'Islande (3-2) à la dernière de l'Estonie (4-0), la France a indéniablement avancé. "On a emmagasiné beaucoup de confiance dans les matches amicaux. Individuellement, certains joueurs ont pris beaucoup de confiance", s'est réjoui Blanc.

Yohan Cabaye fait assurément partie de ceux-ci. Le milieu de terrain de Newcastle grandit à vue d'œil, au point d'être devenu indispensable à la bonne marche de l'équipe de France. Comme dix autres de ses coéquipiers, il découvrira ce qu'est une phase finale de compétition internationale, lundi face à l'Angleterre. Qu'importe le manque d'expérience : "Ce groupe est jeune. L'expérience, on la prend en jouant. Là, laissons-là de côté. Il faut jouer sur notre insouciance." On dit qu'on joue comme on s'entraîne. Espérons qu'ils joueront comme ils parlent.