La succession est ouverte

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La succession est ouverte
Par Gil BAUDU|Ecrit pour TF1|2012-06-30T16:48:29.000Z, mis à jour 2012-07-01T09:01:43.000Z

Didier Deschamps, sur le départ à Marseille, est favori pour remplacer Laurent Blanc à la tête des Bleus. Il n'est pas le seul prétendant.

LE FAVORI

Son départ n'est pas encore acté. Mais il ne fait plus aucun doute. Didier Deschamps ne sera plus l'entraîneur de l'OM la saison prochaine. Heureuse coïncidence, non ? Toujours est-il que la démission de Laurent Blanc tombe à pic. Elle dégage la voie à Deschamps, qui discute toujours par avocats interposés sur les modalités de son divorce avec le club phocéen. Le Basque ne veut pas quitter la Canebière en faisant cadeau de ses deux dernières années de contrat. Maintenant que la place de sélectionneur est libre, il sera sûrement plus enclin à trouver un compromis. Son arrivée à la tête des Bleus est une piste naturelle, logique, et crédible. D'autant plus que crédible que Guy Stephan, l'adjoint de Deschamps, est un proche de... Noël Le Graët, le président de la FFF. Mais c'est surtout son vécu et son palmarès, longs comme le bras, qui en font LE successeur légitime de Blanc. Joueur, il était le capitaine des champions du monde 1998 et d'Europe 2000. Entraîneur, il a glané six trophées en trois saisons à l'OM. Auparavant, il a conduit l'AS Monaco en finale de la Ligue des champions 2004. Deschamps est un gagneur. A l'heure du choix, ça comptera. Forcément.

L'ALTERNATIVE

Il a l'avantage d'être libre. D'avoir gagné des titres avec l'Olympique Lyonnais et le Paris Saint-Germain. Et de posséder une expérience internationale. En janvier, Le Monde prétendait qu'il avait les faveurs de Noël Le Graët pour succéder à Laurent Blanc. Sélectionneur du sultanat d'Oman, qu'il a conduit au 4e tour qualificatif pour le Mondial 2014, Paul Le Guen (48 ans) a surtout dirigé l'une des sélections africaines les plus prestigieuses : le Cameroun. En 2010, le Breton a guidé les Lions Indomptables en Coupe d'Afrique des nations et lors de la Coupe du monde. Pour autant d'échecs à la clé.

LES PISTES "INTERNES"

Outre la piste menant à Didier Deschamps, la Fédération française pourrait très bien en explorer une autre, probablement moins onéreuse. En puisant dans son "vivier" d'une Direction technique nationale, chapeautée par François Blaquart. Dans cette optique, le nom d'Erick Mombaerts tiendrait la corde. Au moins pour assurer la transition. L'ancien entraîneur de Toulouse dirige les Espoirs depuis quatre ans. Et il est sur le point de les qualifier pour l'Euro 2013. Alain Boghossian est une autre alternative. Le champion du monde 1998 était le bras droit de Raymond Domenech avant d'être celui de Laurent Blanc. Bref, il connaît la maison bleue.

LES "SOUS CONTRAT"

Ces dernières années, le nom d'Arsène Wenger a régulièrement été cité pour prendre les rênes de l'équipe de France. Il a même été contacté par la FFF. Jusqu'ici, ces rumeurs n'ont jamais abouti. Mais à 62 ans, et après seize années sur le banc d'Arsenal, le technicien alsacien a peut-être des envies des ailleurs. D'autant plus que les Gunners n'ont plus gagné le moindre trophée depuis 2005. Problème : Wenger doit encore deux années de contrat à Arsenal. Et selon nos informations, le poste de sélectionneur ne l'intéresse pas.

L'hypothèse Rudi Garcia n'est pas à écarter. Mais elle ne paraît pas la plus fiable. L'entraîneur lillois, lié au Losc jusqu'en 2014, s'inscrit dans un projet à long terme. Et on le voit mal quitter les Dogues à un tournant de leur histoire : cet été, ils prendront possession de leur nouveau stade. Ses dix années passées au sein de la DTN font de René Girard (Montpellier) un candidat crédible. Mais l'entraîneur des champions de France n'a toujours pas digéré son départ de la FFF. En 2008, le sélectionneur des Bleuets avait été remercié "sans explication". Girard l'a dit à maintes reprises : cette cicatrice n'est pas refermée.