Avec Torres, la Roja retrouve son neuf

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L'Espagne est lancée
Par Benoit VITTEK|Ecrit pour TF1|2012-06-14T21:53:18.000Z, mis à jour 2012-06-15T12:54:12.000Z

Après avoir misé sur Cesc Fabregas pour mener son attaque face à l'Italie, Vicente Del Bosque a choisi de relancer Fernando Torres contre l'Irlande. Avec réussite : El Niño s'est offert un doublé et a pesé efficacement sur la défense adverse tandis que ses équipiers prenaient les espaces.

Evoluer avec ou sans avant-centre ? La question tourmente l'Espagne depuis que Vicente Del Bosque a choisi de se passer de ses trois avants-centres dans la composition initiale face à l'Italie (1-1), et le débat a reçu de nouveaux éléments avec la titularisation de Fernando Torres face à l'Irlande (4-0). Pour l'attaquant de Chelsea, pas de doutes. Jouer avec un avant-centre est favorable à la Roja. Surtout lorsque ce véritable "9" marque un doublé, à l'instar d'El Niño jeudi. "Je suis très content d'avoir été aligné et que ça ait marché, a commenté Torres à l'issue de la rencontre. Cela a conforté le coach dans ses choix."

Relancé dans de bonnes conditions après une entrée difficile face à l'Italie, Fernando Torres a retrouvé le chemin des filets. De l'opportunisme en début de rencontre, du sang-froid au retour des vestiaires, El Niño revient aux fondamentaux qui lui ont permis de dominer avec l'Espagne. Un doublé ? L'attaquant de la Roja n'en avait plus inscrit en sélection depuis septembre 2010 et un match de qualification face au Liechtenstein (4-0). Transparent lors de la dernière Coupe du monde, Fernando Torres n'avait plus marqué en tournoi depuis la finale de l'Euro 2008. Une résurrection individuelle...pour le bien collectif ?

Torres met la pression sur la défense centrale

L'option tactique de Vicente Del Bosque a suscité les interrogations après le premier match face à l'Italie. Toujours brillants dans l'exploitation du ballon, les Espagnols n'étaient pas parvenus à pleinement concrétiser leurs opportunités. Le retour d'un véritable avant-centre devait leur redonner ce poids en attaque quitte à perdre un peu de maîtrise au milieu de terrain. Face aux modestes irlandais, le pari est gagné. Auteur d'un doublé, Fernando Torres a également su peser sur la lourde charnière centrale irlandaise et apporter de la verticalité au jeu espagnol en prenant dans la profondeur.

Peu inquiétés par le pressing irlandais, les artistes de la Roja n'ont pas pour autant perdu leur emprise sur le ballon. Alimentés par Xavi, parfois soutenus par Torres, Iniesta et Silva ont continué à combiner dans les intervalles et à faire des ravages balle au pied. Et c'est de l'arrière qu'est venu le soutien pour déborder la défense irlandaise, avec les débordements d'Alba et d'Arbeloa tandis qu'el Niño maintenait sa présence dangereuse dans les 16m50. Pour mater de faibles irlandais recroquevillés dans leurs 30 mètres, l'option Torres a porté ses fruits. A confirmer lundi face à des Croates plus ambitieux.