"Un jour, on aura plus de chance"

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'Un jour, on aura plus de chance'
Par Maxime DUPUIS, envoyé spécial à Donetsk|Ecrit pour TF1|2012-06-28T07:52:13.000Z, mis à jour 2012-06-28T16:01:52.000Z

Le Portugal a été privé de finale par l'Espagne mais repart au pays la tête haute et avec le sentiment d'avoir réalisé un bon en avant.

Le mérite est au sport ce que le peigne est pour les chauves : il ne sert à rien. Sinon à réconforter les perdants. Mercredi, le Portugal s'est incliné en demi-finale du Championnat d'Europe face au tenant du titre espagnol. Les joueurs de Paulo Bento ont laissé filer le rendez-vous final de Kiev pour un malheureux tir au but de Bruno Alves parti sur la barre transversale d'Iker Casillas. Exemplaires durant 120 minutes et supérieurs aux champions du monde et d'Europe durant les trois quarts du match, Cristiano Ronaldo - qui aurait frappé le cinquième tir au but en cas de besoin - et ses coéquipiers n'ont pas grand chose à se reprocher. Et repartent d'Ukraine la tête haute.

"Si je pouvais choisir une manière de perdre, je ne choisirais pas celle-là, a regretté le sélectionneur national Paulo Bento en conférence de presse. L'Espagne est une grande équipe mais on peut quitter la compétition tête haute. Les vacances sont méritées. Nous ne sommes pas en finale mais nous sommes très fiers. Le Portugal peut l'être également de cette équipe. On est sûr de pouvoir battre n'importe qui désormais."

"Fiers de notre parcours"

Cartésiens au possible, les entraîneurs aiment à penser qu'ils contrôlent le moindre petit détail et n'évoquent que rarement le destin ou la chance. Paulo Bento l'a fait après le match : "Je n'aime pas parler de chance, mais il est vrai que nous n'en avons pas eu durant ce tournoi. Le football est imprévisible. Pendant la compétition, on a beaucoup tiré sur les poteaux. Ce soir (mercredi), Bruno Alves frappe la barre... Un jour, on aura plus de chance." Durant leurs cinq rencontres de l'Euro et sans compter la mésaventure de Bruno Alves, les Portugais auront touché du bois à six reprises. Un record. Ajoutez-y le poteau rentrant de Fabregas sur son tir au but victorieux...

"On était bien dans le tournoi mais on ne gagne pas par manque de chance", renchérit Cristiano Ronaldo, auteur de trois réalisations durant le Championnat d'Europe. Le joueur du Real Madrid, sérieux dans le replacement, n'a pas eu l'étincelle offensive qui aurait fait la différence quitte lui aussi l'Ukraine avec des sentiments mêlés. "On est frustré de s'arrêter là. Mais on doit aussi être fiers de notre parcours." Ce n'était pas gagné. Qualifiés pour l'Euro en passant par un trou de souris et tombés dans le groupe du vice-champion du monde, les Pays-Bas, et de l'un des deux favoris de la compétition, l'Allemagne, le Portugal est monté en régime petit à petit jusqu'à tomber les armes à la main face à l'Espagne qui, même moins impressionnante que par le passé, reste l'une des plus belles machines de tous les temps. Définitivement pas de quoi rougir.