"Le verre aux trois-quarts plein"

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Blanc, idée fixe
Par De notre envoyé spécial à Reims, Maxime DUPUIS|Ecrit pour TF1|2012-06-01T17:43:00.000Z, mis à jour 2012-06-02T09:49:51.000Z

Laurent Blanc a dressé un bilan positif mais mesuré de la première partie de l'opération Euro 2012. Les Bleus vont dans le bon sens mais les incertitudes demeurent.

Vendredi midi, Laurent Blanc était pressé. Mais souriant. Pressé de couper durant 48 heures après avoir passé dix-huit jours avec ses joueurs. Souriant de le faire dans ces conditions. A dix jours de la première rencontre des Bleus face à l'Angleterre, le voile commence à se lever. La fin du match face à l'Islande (3-2) puis la première période jouée face à la Serbie (2-0) sont autant de signes encourageants et des preuves tangibles de l'avancement du chantier tricolore.

Laurent Blanc le reconnait, le travail paie petit à petit : "Le but est d'être prêt au premier match. Physiquement, on a travaillé pour que le verre soit plein le 11 juin. Là, il l'est aux trois-quarts. Des joueurs étaient dans le dur, il fallait les régénérer, faire un travail d'aérobie. On avait les jambes lourdes face à l'Islande mais on n'a pas basé notre préparation sur les matches amicaux. Ce sont les séances d'entraînement les plus difficiles."

Des "séances" qui ont également permis au sélectionneur de voir ses hommes à l'œuvre, avec une bonne dose de satisfaction. Prudence étant mère de sureté, le "Président" reste cependant sur ses gardes, notamment quand le terme "déclic" est adossé au patronyme de Franck Ribéry : "On va attendre un petit peu là aussi. J'ai toujours considéré qu'il pouvait faire de grosses différences. Il y a deux ans, je n'avais pas beaucoup de soutien pour Ribéry... On avait une attente, il fallait être patient."

"Pas encore de certitudes"

Prudent, Laurent Blanc l'est globalement. Son analyse se veut plus "globale" et avec une bonne dose de recul, surtout quand il est question d'une équipe-type qui se dévoilerait petit à petit. "Vous allez très vite, d'un côté comme de l'autre. 'Flo' (Malouda) a fait un bon match, tout le monde dit que c'est un titulaire potentiel, alors qu'il y a trois semaines... On fait en sorte que les gens aient du temps de jeu. Il y a des équipes bien huilées, comme l'Espagne, où les choses sont bien établies. Nous n'avons pas encore de certitudes, on fait donc jouer la concurrence à fond. (...) Il peut se passer beaucoup de choses d'ici le 11 juin. Regardez Yann M'Vila. On le met au frigo, on le fait travailler et, jeudi, au bout d'une minute, tout tombe à l'eau."

L'heure est désormais à la décompression et à une coupure de deux jours. Les joueurs vont s'éparpiller dans leurs familles respectives et reviendront dimanche à Clairefontaine. Leur programme du week-end ? "Je ne veux pas le savoir. Laissez-les tranquilles. Repos, repos... Il faut savoir couper et prendre du temps en famille. Après, il y a une deuxième phase qui va être très intense et, je l'espère, longue."