Il y aura quand même 50% de pertes

Voir le site Euro 2012 de football

Serré, cet Euro !
Par Vincent BREGEVIN|Ecrit pour TF1|2012-06-17T16:40:52.000Z, mis à jour 2012-06-18T20:17:51.000Z

A l'image du dénouement plein de suspense du groupe A, l'Euro 2012 offre l'une des premières phases les plus serrées de l'histoire de l'épreuve.

Le plateau de l'Euro 2012 laissait présager une compétition relevée. Avec treize des seize meilleures nations européennes, selon un barème établi par notre partenaire Infostrada, dont tous les anciens vainqueurs de l'épreuve, il s'annonçait même comme l'un des plus durs de l'histoire. La phase de poules a confirmé cette tendance. Et le dénouement du groupe A, où le suspense aura duré jusqu'au bout, symbolise bien à quel point la lutte est serrée entre des équipes très proches les unes des autres.

Aucune équipe n'avait d'ailleurs assuré sa qualification à l'issue de la deuxième journée de la phase de poules. C'est une première depuis que l'Euro est entré dans sa configuration avec un premier tour à quatre groupes en 1996. Lors de l'édition 2008, pas moins de quatre équipes avaient déjà leur billet pour les quarts en poche avant même de jouer leur dernier match de poule. Il s'agissait du Portugal, de l'Allemagne, des Pays-Bas et de l'Espagne. Un tel scénario avait déjà eu lieu à l'Euro 2000, où le Portugal, l'Italie, les Pays-Bas et la France étaient déjà qualifiés avant la troisième journée du premier tour. Une seule équipe était dans ce cas-là en 2004. Il s'agissait de la République tchèque. Même chose en 1996 avec la Croatie. Mais on n'avait encore jamais connu cette situation où aucune équipe n'était assurée de figurer en quart de finale avant l'ultime rencontre de la phase de poules.

L'exception irlandaise

Certaines sont en ballottage plus favorables que d'autres. L'Allemagne était la seule équipe qui affichait six points au compteur après les deux premières journées et qui a réussi un carton plein. Mais la mésaventure russe et le miracle grec ont montré que cela ne signifiait pas forcément grand chose à l'heure du verdict du terrain. La Russie était en tête du groupe A au coup d'envoi de cette ultime journée, alors que la Grèce pointait en dernière position. C'est pourtant la formation de Fernando Santos, victorieuse face aux Russes (1-0), qui verra les quarts de finale alors que celle de Dick Advocaat, considérée comme l'un des outsiders, a d'ores et déjà plié bagages. Un tel scénario pourrait se reproduire dans les autres groupes. Avec comme seules certitudes les éliminations de l'Irlande et de la Suède, la troisième journée du premier tour s'annonçait plus ouverte que jamais.

Cela montre la qualité d'un plateau au niveau relevé, mais surtout très homogène. L'Irlande, première équipe éliminée de l'Euro après des défaites assez nettes face à la Croatie (3-1) puis l'Espagne (4-0), est un peu l'exception qui confirme la règle. Si l'on ne tient pas compte des matches joués par les Irlandais, 16 des 18 rencontres disputées lors de ce premier tour se sont jouées sur un but d'écart au maximum (statistiques arrêtées avant la 3e journée du groupe C, NDLR). Les deux exceptions sont la victoire de la Russie sur la République tchèque (4-1) dans le groupe A et celle de la France sur l'Ukraine (2-0) dans le groupe D. Voilà qui annonce des rencontres encore serrées pour l'attribution des derniers billets pour les quarts de finale. Et qui promet une compétition particulièrement ouverte à partir des matches à élimination directe.

Il y aura 50% de pertes