Albanie : La star, c’est Lorik Cana

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Par Emmanuel LANGELLIER|Ecrit pour TF1|2016-06-01T15:23:09.942Z, mis à jour 2016-06-01T15:47:54.353Z

Capitaine de l’équipe d’Albanie, Lorik Cana en est aussi le joueur le plus connu.

La France aura fort à faire face à l'Albanie de Lorik Cana, vainqueur des Bleus le 13 juin 2015 (1-0).


La star de l’équipe d’Albanie ? Lorik Cana, évidemment. 

Ce n’est bien sûr le perdreau de l’année et l’élément le plus véloce mais le capitaine de la sélection reste son joueur le plus emblématique. A 32 ans, le défenseur central affiche 89 sélections au compteur. Ça vous pèse un footballeur. L’expérimenté compétiteur sera à la tête de la sélection rouge et noire pour la première fois à l’Euro et dans une phase finale continentale qu’il entend bien réussir dans un pays qu’il connait si bien. Cerise sur la gâteau : il défiera les Bleus le 15 juin à Marseille. 

Cana a en effet évolué au Paris-Saint-Germain, à l’Olympique de Marseille et au FC Nantes lors de la dernière saison en date. Un chapitre long de… huit saisons ! « C’est clair que c’est particulier pour moi de disputer une compétition importante, la première pour l’Albanie, dans mon second pays, en plus contre la France et à Marseille, expliquait-il après le tirage au sort. C’est incroyable pour ma famille de me voir jouer au Stade-Vélodrome, à un quart d’heure de notre maison. C’est un beau clin d’œil du destin. C’était l’un de mes souhaits. » 

« Les plus belles années de ma carrière, c’était à Marseille »

Arrivé sans papiers en France en 2000 après un passage en Suisse pour fuir le Kosovo et la guerre en ex-Yougoslavie débutée en 1992, Cana est alors invité par le PSG. Il est âgé de 17 ans. Trois ans plus tard, il débutera en L1 dans l’entrejeu. Et séduira ses supporters au Parc des Princes par son style déterminé. A la fin de l’été 2005, il rallie l’ennemi juré : L’OM. « Je supportais l’OM quand j’étais petit, en Suisse, a-t-il dit. Pouvoir en porter le maillot un jour et en être le capitaine, c’était un vrai rêve qui devenait réalité. Les plus belles années de ma carrière, c’était à Marseille. C’est incomparable. » Devenu le leader de l’équipe nationale au sein de laquelle il traduit souvent les messages de son sélectionneur italien Gianni De Biasi, restes de son passage à la Lazio Rome entre 2011 et 2015, le défenseur central ne compte pas faire de la figuration durant l’Euro. « Nous avons des joueurs qui grandissent, qui mûrissent, et un coach qui sait très bien préparer ses matches », garantit le robuste défenseur. Ça promet.