Dans l'actualité récente

Allemagne-Italie : Löw a su trouver la clé

Voir le site Euro 2016 de football

Euro 2016 - Allemagne-Ukraine : comment Joachim Löw a fait aimer la Mannschaft
Par Teddy VADEEVALOO|Ecrit pour TF1|2016-07-03T09:48:04.807Z, mis à jour 2016-07-03T09:51:50.352Z

Pour la première fois de son histoire, l'Allemagne a éliminé l'Italie en tournoi majeur. Pour y parvenir, la Mannschaft a pu compter sur le coaching de Joachim Löw.

Enfin. L'Allemagne est enfin parvenue à vaincre l'Italie, qui était sa bête noire en grande compétition jusque-là. Mais ce fut au bout d'une soirée interminable pour Joachim Löw et ses hommes.

Un nouveau système pour Löw

C'était dans l'air du temps avant la rencontre mais tous les observateurs ont été surpris. Une heure avant le coup d'envoi de cet Allemagne-Italie, la sentence tombe : Joachim Löw a décidé d'opter pour un 3-5-2 pour contrecarrer les plans italiens. Exit le 4-2-3-1 utilisé jusque-là dans cet Euro. Le sélectionneur allemand utilise alors un système qu'il avait déjà composé lors d'un match amical face à... l'Italie en mars dernier. Et remporté 4-1. Son choix peut paraître étonnant, d'autant qu'il se passe de Julian Draxler, très performant face à la Slovaquie (un but, une passe décisive). Peu habitué à s'adapter à l'adversaire, le sélectionneur a surpris. Même s'il a déjà fait le coup par le passé. Et face au même adversaire.

Coup d'oeil sur le rétro : demi-finale de l'Euro 2012 face à la Squadra Azzurra. Pour éteindre Andrea Pirlo, Löw décide de renforcer son milieu et titularise Kroos avec Özil, Khedira et Schweinsteiger. Un schéma plus prudent qui n'éteindra pas pour autant l'influence de Pirlo. Un pari perdu qui susciteront pas mal de critiques outre-Rhin. Têtu, Joachim Löw a pourtant refait le coup.

Un 3-5-2 qui a suscité des critiques

Evidemment, l'Allemagne a dû attendre avant de véritablement imposer son football dans ce quart de finale. Löw s'en est expliqué après la rencontre : « On a beaucoup parlé de la défense à trois. C'était vraiment nécessaire de changer l'équipe un petit peuL'Italie, ce n'est pas la Slovaquie, ils jouent avec deux attaquants de pointe et deux ailiers qui évoluent très haut sur le terrain. C'est trop dangereux de les prendre à 4 contre 4. Leur jeu est prévisible, mais ils sont bons. Juste après le match Italie - Espagne, j'ai eu l'idée de cette formation ». Ce nouveau système a ainsi obligé les joueurs à connaître un petit temps d'adaptation, surtout avec la sortie précoce de Khedira (16ème). Mais les Allemands ont fini par prendre la mesure de leurs adversaires grâce à une qualité technique supérieure dans les petits espaces. L'Italie est certes revenue sur un penalty après l'ouverture du score d'Özil mais, globalement, l'Allemagne a su contrarier les plans de Conte. Même si la manière a beaucoup fait parler outre-Rhin.

L'approche plus défensive de la sélection a notamment suscité les critiques de l'ancien international Mehmet Schöll : « Pourquoi vouloir adapter une équipe, qui jusqu'ici a montré qu'elle fonctionnait en disant qu'il faut l'adapter à l'adversaire? ». Énervé, l'ancien milieu était notamment remonté contre Urs Siegenthaler, superviseur des adversaires de la Mannschaft, à qui il a demandé de « rester couché au lit le matin et ne pas arriver avec ses idées pendant l'entraînement ». Pourtant critiqué jusque-là pour son football offensif, en opposition au style plus rugueux des années 80-90, Löw a cette fois-ci été repris pour ses choix plus frileux. Qu'importe puisque l'Allemagne a enfin éliminé l'Italie...

en savoir plus : Equipe d'Allemagne de Football, Euro 2016 : Allemagne - Italie