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Croatie / Davor Suker : « Courir et se battre plus que l'adversaire »

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Par Emmanuel LANGELLIER|Ecrit pour TF1|2016-06-25T09:15:25.398Z, mis à jour 2016-06-25T09:17:07.523Z

Aujourd’hui président de la Fédération croate de football, Davor Suker, troisième de la Coupe du monde 1998, se réjouit du parcours de la sélection nationale. Tout en se montrant méfiant avant de défier le Portugal de Cristiano Ronaldo.

En 1998, Davor Suker avait fini troisième de la Coupe du monde avec la Croatie. En France. Désormais président de la Fédération croate de football, l’ancien attaquant assiste aux exploits de son équipe avec ravissement depuis le début de l’Euro. Avant le huitième de finale contre le Portugal, samedi à 21 heures à Lens, Suker sait de quels moyens dispose son pays. « Avant le début de l'Euro, j'espérais qu'on soit la surprise du tournoi, comme en 1998. Comme à l'époque, j'ai dit aux gars : on la boucle et on parle sur le terrain. La qualité, je sais qu'on l'a, explique Suker, samedi dans L’Equipe. Avec Modric, Rakitic, Perisic, on est capables de marquer n'importe quand. Tout ce qu'on doit s'appliquer à faire, c'est courir et se battre plus que l'adversaire. Si on fait ça, je n'ai aucune crainte. » 

« Dans le foot, on ne récolte que ce qu'on sème » 

Avant le match contre les Portugais, le Croate âgé aujourd’hui de 48 ans, reste néanmoins très méfiant. « C'est 50-50. Cristiano Ronaldo peut vous mettre trois buts et c'est retour à la maison », retient Suker qui explique le fonctionnement de la Croatie : « Dans le foot, on ne récolte que ce qu'on sème. Sinon, on aurait été comme la Pologne ou la Hongrie : une merveilleuse équipe pendant dix ans puis plus rien pendant trente ans. Nous, sur les onze dernières phases finales du Mondial et de l'Euro, on était présents à neuf reprises. Pourtant, on n'a pas de centre technique, pas de stade national, les politiques ne nous aident pas. Le gouvernement nous verse 200 000 € par an, c'est-à-dire 1 % du budget de la Fédération. Alors on se débrouille seuls. On vient de signer dix ans avec Nike, signe qu'ils croient en notre travail. N'oubliez pas qu'on est un pays de 4,5 millions d'habitants. » 

« Nous, on a des ballons partout et on joue dans la rue du matin au soir » 

Davor Suker ajoute penser « que dans les Balkans on est génétiquement doués pour le sport. Prenez le foot, le basket, le hand, le water-polo, le volley, on a des résultats partout. On est des experts. Dans tous ces pays, il y a une excellente culture du sport à l'école. Enfant, j'ai touché au basket, au volley, au hand. » La différence par rapport à la France ? « En France, la jeunesse a accès plus facilement à la PlayStation, à la guitare, au théâtre, etc. Nous, on a des ballons partout et on joue dans la rue du matin au soir, rétorque Suker. C'est pour ça qu'on est si doués. » 


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