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Equipe de France : Fabien Barthez, le visionnaire

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Avant-après : les Bleus de la Coupe du Monde 1998 n'ont (presque) pas changé
Par Teddy VADEEVALOO|Ecrit pour TF1|2016-07-10T08:05:30.963Z, mis à jour 2016-07-10T08:05:35.498Z

Dans les colonnes du journal L'Equipe, Fabien Barthez est revenu sur ses trois finales de compétition internationale disputée avec les Bleus. Avec à chaque fois des prémonitions avérées.

Fabien Barthez a tout connu. Le gardien célèbre pour son crâne chauve a vécu les plus grands bonheurs avec le doublé Mondial 1998-Euro 2000. Mais également des moments plus délicats comme cette finale 2006 face à l'Italie. Au quotidien L'Equipe, il s'est confié sur ses prémonitions d'avant-finale.

« Ce n'était que du bonheur »

Le gardien français a d'abord replongé dans ce fameux 12 juillet 1998, jour de France-Brésil. Avec un détachement déconcertant : « Je n'ai senti aucune excitation dans cette journée, aucune enflammade (sic). Tout le monde était posé, calme. On partageait tous le même sentiment, qu'on allait gagner. Ce n'était pas de l'excès de confiance mais c'était tellement détendu... Ce n'était que du bonheur, en fait. On savait que ça allait passer (...) C'était peut-être le fait que c'était notre première finale. En 2000, on était plus forts mais plus tendus, peut-être parce qu'on était favoris ».

A l'heure de la sieste l'après-midi même, Barthez ne trouve pas le sommeil. Alors que le staff des Bleus avait à l'époque interdit aux joueurs de lire les journaux et de regarder la télé, le portier ne peut résister : « Je savais qu'il me fallait du sommeil mais je n'y arrivais pas. J'avais la télécommande dans la main, je tombais sans cesse sur des images. Clairefontaine, les supporteurs dans les rues, le Stade de France, les flashes info. Je savais qu'il ne fallait pas regarder, j'ai zappé tout l'après-midi, c'était dur, insupportable ».


« Tout le monde était surexcité »

Vient alors cette finale France-Brésil. Barthez raconte : « Les couleurs, au stade, rouge, vert, bleu, jaune : un match en été, qui commence alors qu'il fait jour. Et puis la mi-temps. Tout le monde était surexcité, ça parlait trop. Il a fallu qu'on se calmer les uns les autres. Il fallait atterrir. Dans ce vestiaire, il y avait toujours quelqu'un pour te remettre dans le bon chemin ».

En 2006, le divin chauve vit une nouvelle finale de Coupe du monde. Et les impressions sont cette fois-ci nettement différentes : « En 2006, j'ai senti qu'on allait perdre la finale, j'en étais sûr. J'ai eu un mauvais pressentiment toute la journée. Il n'y a eu ni mystère ni injustice, notre groupe était moins bien soudé et serein qu'en 1998, c'était logique. En fait, pour ces deux finales, je l'ai su avant ».


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