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Equipe de France / Deschamps : « Ce que je retiens, c’est la ferveur »

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Euro 2016, J-100 : qui sera dans la liste des 23 Bleus de Deschamps ?
Par Jean-Moïse DUBOURG|Ecrit pour TF1|2016-06-02T15:23:42.151Z, mis à jour 2016-06-02T15:47:28.814Z

Refusant de réagir en détails aux polémiques qui entourent la préparation des Bleus, Didier Deschamps a évoqué jeudi dans un entretien à l’AFP les autres dossiers chauds de l’équipe de France.

Didier Deschamps après la victoire face au Cameroun (3-2) en amical.


Deschamps embêté 

Ça s’agite en coulisses. Mais Didier Deschamps préfère se contenter de parler terrain. Il faut reconnaître qu’il y a déjà beaucoup à dire tant la préparation des Bleus ressemble à tout sauf à une partition sans fausse note. Après l’absence de Benzema et les forfaits en défense, voilà que le milieu de terrain tricolore est à son tour touché. Malgré toutes ces complications, le sélectionneur français, qui, évidemment, ne s’attendait pas à une telle avalanche, fait face. « On a eu des défections et en nombre, analyse DD dans un entretien à l’AFP jeudi. J'ai dû réagir par rapport à chaque situation. Évidemment que c'est embêtant mais j'ai 23 joueurs, j'ai confiance en eux et on va se battre. » 

« Il y a des gens qui n'aiment pas l'équipe de France » 

Ces événements contraires, Deschamps veut les mettre de côté et préfère souligner le soutien des supporters. « Ce que je retiens, et les joueurs aussi en sont conscients, c'est de voir la ferveur, le soutien populaire que l'on a vu à Biarritz, à Nantes ou à Clairefontaine. Cela fait plaisir et les joueurs ont besoin de ça. » Et l’union sacrée autour des Bleus ? « Je ne sais pas si elle a existé un jour. Il y a l'union sacrée quand il y a une équipe qui gagne. Dans le succès, on aime tout le monde. Après il y a des débats divers et variés. Ce n'est pas mon rôle de rentrer là-dedans. Je prends vraiment beaucoup de recul, je sais pourquoi je suis là, avec mon staff et pour les joueurs. Après, il y a plus ou moins de perturbations, de tout temps d'ailleurs. Cela n'a jamais été un long fleuve tranquille. Mais depuis plusieurs mois, j'ai dû faire face à pas mal d'impondérables qu'il était difficile de prévoir. Aujourd'hui, il y a des gens qui n'aiment pas l'équipe de France et ils ne l'aimeront pas. On n'est pas là pour faire l'unanimité mais ceux qui sont là l'aiment et ont envie de vibrer et de la voir la plus performante possible. » 

Une ambition intacte

La multiplication des mauvaises nouvelles n’entame cependant en rien la motivation d’un sélectionneur tricolore qui ne veut pas entendre parler de pression. « Elle (ndlr : l’équipe de France) reste compétitive. Après que ce soit embêtant de perdre des joueurs, bien évidemment. Mais bon, ce n'est pas pour ça qu'on doit commencer la compétition en se disant " on va faire de notre mieux ". Non. On va tout faire pour aller le plus loin possible, garder l'ambition. Je ne me fixe pas d'objectif, mais quand on commence une compétition on a l'ambition d'aller le plus loin possible. Il n'y a pas de pression. La pression, c'est négatif. Cela ne peut que faire déjouer. On va mordre à pleines dents. On s'est préparé, on connaît l'objectif depuis deux ans, mais il ne faut pas y aller avec le frein à main ou sur la pointe des pieds. On va se lâcher et aller au bout de nos idées. »