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Equipe de France : Evra, l'habitué des Bleus

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Evra a enfin crevé l'abcès... avec un sourire grand comme ça
Par Teddy VADEEVALOO|Ecrit pour TF1|2016-06-05T14:21:39.514Z, mis à jour 2016-06-05T14:23:31.027Z

A 35 ans, Patrice Evra s’apprête à vivre sa cinquième compétition internationale avec l’équipe de France. Un parcours exemplaire même si le latéral gauche n’a pas toujours fait l’unanimité.

Evra et les Bleus, c’est toute une histoire. Depuis ses débuts avec la sélection en 2004, le natif de Dakar (Sénégal) a beaucoup fait parler de lui. Et pas qu’en bien.

Revoyez le coup de gueule d'Evra :


Knysna, le point d’orgue

Appelé pour la première fois par Jacques Santini en mai 2004, Patrice Evra tarde toutefois à se faire une place et ne participe pas à l’Euro de la même année, ni à la Coupe du monde 2006. Barré par Abidal, il profite du recentrage en défense de l’ancien joueur de Lyon pour devenir le titulaire indéboulonnable au poste de latéral gauche. Il s’impose à partir de 2008 au point de devenir le capitaine de Raymond Domenech pour la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.

Mais l’épisode malheureux du bus des Bleus ternit indéniablement son image où il se signale en conférence de presse par sa fameuse recherche de la « taupe ». Il regrette cet épisode aujourd’hui, comme il l’a exprimé dans les colonnes de l’Equipe le printemps dernier : « J'ai été trop généreux. J'ai pris une décision du groupe sur mes épaules et, si j'avais davantage pensé à ma gueule, j'aurais peut-être dit : 'Attention aux répercussions'. Et on n'aurait pas pris cette décision. Là, j'aurais dû être un vrai capitaine. Je ne l'ai pas été».


Patrice Evra règles ses comptes dans Téléfoot :


Une carrière exemplaire

Élément incontournable à ses débuts à l’AS Monaco, Evra a tout de même réussi le luxe de s’imposer à Manchester United, puis à la Juventus Turin, chez qui il évolue depuis deux saisons. Parfois taxé d’arrogance, le latéral gauche assume : « Je joue au foot parce que je suis un gagneur. On va encore dire que je suis arrogant mais, depuis dix ans, je suis l'arrière gauche le plus régulier au monde». Avant d’ajouter : « Je veux juste que les joueurs autour de moi se sentent en confiance. Qu'ils se disent : 'Avec ce gars-là, on va faire quelque chose de grand'. (…) Je serais prêt à prendre des pierres sur la tête pour n'importe quel joueur de cette équipe et ils le savent. Tant que je jouerai au foot, je voudrai jouer pour les Bleus. Je veux rester au haut niveau ». Une assurance qui devrait être primordiale pour emmener les Tricolores le plus loin possible dans cet Euro…

"Redevenir une nation qui gagne"