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Equipe de France / Bilan 1er tour : Une défense solide et immuable

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France-Cameroun : Rami, une option sans garantie
Par Teddy VADEEVALOO|Ecrit pour TF1|2016-06-21T10:11:09.373Z, mis à jour 2016-06-21T10:25:02.285Z

Lors des trois premiers matches de cet Euro, le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, n'a pas voulu modifier une défense toujours à la recherche d'automatismes.

Dans une grande compétition, aucune équipe ne va loin sans une grande défense. Les Bleus de 1998 peuvent en témoigner (seulement deux buts encaissés dans toute la Coupe du monde). La défense des Bleus, c'était la grande incertitude avant cet Euro. Pour l'instant, elle tient bon avec seulement un but encaissé face à la Roumanie.

Lloris : décisif d'entrée, un record à la clé

Hugo Lloris, le gardien des Bleus, a profité de cette compétition pour égaler le record de rencontres avec le brassard de capitaine établi par un certain... Didier Deschamps (54 capes). Depuis son premier match en tant que capitaine, le 17 novembre 2010 en Angleterre (1-2), le portier de Tottenham a souvent été irréprochable. Et il le confirme dans cet Euro. Face à la Roumanie, les Tricolores auraient pu être douchés d'entrée sans une parade réflexe sur sa ligne du gardien français (voir la vidéo ci-dessous). Ayant peu de travail ensuite, il s'est contenté d'assurer ses sorties aériennes et de commander une défense inchangée.


Sagna-Evra, latéraux aux fortunes diverses

Latéraux historiques des Bleus (Sagna est en Bleu depuis 2007, Evra depuis 2004), Sagna et Evra ont vécu chacun une première phase différente. Le latéral droit a ainsi réalisé des prestations convaincantes. Solide défensivement, il s'est même amélioré au niveau de la qualité de ses centres, point qu'il a reconnu avoir beaucoup travaillé ces derniers temps. Constat différent pour Patrice Evra. L'arrière gauche de la Juventus a laissé pas mal de boulevards sur son côté. On a ainsi vu régulièrement Matuidi ou même Coman revenir défendre assez bas pour couvrir les montées hasardeuses de l'ancien capitaine français. Son apport offensif a été discutable, alors que derrière, il n'a pas toujours rassuré, à l'image de son penalty provoqué face aux Roumains.


Koscielny-Rami, charnière indéboulonnable ?

Didier Deschamps a choisi d'aligner le même quatuor défensif pour ces trois premiers matches de l'Euro. Histoire de parfaire les automatismes. Constat surtout valable pour la charnière Koscielny-Rami composée juste avant cet Euro avec le forfait de Varane. Si Koscielny est un habitué, Rami est un revenant. Et il lui a fallu se rassurer après un retour poussif face au Cameroun, en amical fin mai : « J'ai travaillé peut-être plus que les autres pour arriver à un niveau correct, ça commence à payer. Je me sens de mieux en mieux. Je connais mieux les qualités de chacun. Avec Laurent (Koscielny), on a beaucoup travaillé, discuté, on a vu nos vidéos, ça prend forme ». 


Le défenseur de Séville s'est même permis une montée gagnante face à l'Albanie avec un centre décisif sur l'ouverture du score de Griezmann. Mais c'est bien derrière que l'on attend. Dur sur l'homme, l'ancien Lillois n'est pas pour autant un maître relanceur comme en ont attesté son nombre incalculable de dégagements en catastrophe ou d'ouvertures ratées. Sans conséquences fâcheuses. Car s'ils ont permis d'améliorer l'entente entre les deux hommes, ces trois rencontres n'ont pas vraiment représenté de tests probants étant donné la faible adversité dans ce groupe. Il faudra donc attendre le huitième de finale pour espérer juger au mieux cette charnière. En espérant qu'aucun des deux hommes, sous le coup d'une suspension future, ne récolte de carton jaune...

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