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Espagne : La fin d'une ère pour la Roja ?

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Sergio Ramos
Par Teddy VADEEVALOO|Ecrit pour TF1|2016-06-28T09:14:30.350Z, mis à jour 2016-06-28T10:56:05.099Z

Eliminée par l'Italie en 8èmes de finale de l'Euro lundi, l'Espagne pourrait connaitre la fin d'un cycle. Double tentante du titre de la compétition, la Roja a été sortie sans gloire.

La fin du règne de l'Espagne sur le football européen, voire mondial ? Cela y ressemble étrangement. Déjà éliminée prématurément du dernier Mondial au Brésil (au premier tour), la Roja a vécu une sortie de route douloureuse face à l'Italie dans cet Euro. Autopsie d'un échec.

La renaissance n'a pas eu lieu

Après son dernier échec à la Coupe du monde, l'Espagne a cherché à se relancer après avoir dominé le football mondial durant quatre ans (2008-2012). Mais elle a affiché bien trop de lacunes durant cette compétition. Pourtant, le démarrage ne laissait pas cette impression d'une équipe usée. Mais l'accroc croate lors du dernier match de poule (2-1) a fragilisé l'édifice espagnol. L'accident évoqué a finalement eu des conséquences. Face à l'Italie, l'équipe espagnole a paru usée, timorée, sans ressort. Elle a souffert dans tous les compartiments. Il faut dire que le onze de départ n'a pas changé lors de ces quatre matches de l'Euro.


Une défense aux abois, un milieu incapable d'accélérer

Par rapport à 2014, Del Bosque et son staff ont changé les extrêmes. Pour remplacer le dépassé Iker Casillas, le sélectionneur espagnol a ainsi fait appel à la relève avec David De Gea. Même chose devant. Critiqué pour sa propension à privilégier le combat physique plutôt que le collectif, Diego Costa a été écarté au profit d'Alvaro Morata. Mais le constat est identique pour les deux hommes. De Gea a ainsi paru fébrile dans sa cage et n'est pas exempt de tout reproche dans cet Euro. Fautif sur le deuxième but croate en poule, il relâche un ballon capricieux sur l'ouverture du score italienne. Devant, Morata a paru emprunté et a erré comme une âme en peine. Face à une défense qu'il connait bien pour la côtoyer au quotidien (il joue à la Juventus), il n'a jamais existé et n'a pas semblé complémentaire avec ses partenaires.


Derrière, la charnière Ramos-Piqué a donné des signes d'usure. Constat surtout valable pour le capitaine espagnol. Nerveux, son penalty manqué face à la Croatie restera comme le point noir de son Euro. Mais il s'est également signalé par quelques errances inhabituelles. Les cadres n'ont donc pas été à la hauteur, comme si les succès passés restent un lointain souvenir désormais. Le symbole en est sans doute Andrès Iniesta. Si brillant en début de compétition, le milieu du FC Barcelone n'a jamais pu accélérer le jeu de son équipe. A 32 ans, ses jambes n'avancent plus aussi vite. A ses côtés, Fabregas n'est pas Xavi. Alors que ce dernier impulsait le tempo dans l'entrejeu, le milieu de Chelsea n'est pas aussi apte à gérer le tempo. Et le jeu de possession en est devenu lancinant, lénifiant.


Une stratégie à revoir

Le fameux « tiki-taka » est peut-être bien dépassé. Le jeu de l'Espagne est devenu prévisible et les adversaires parviennent désormais à le contrer. La sélection doit donc s'adapter, comme l'a si bien réalisé le Barça de Luis Enrique, adepte désormais d'un jeu plus vertical. C'est la condition pour permettre à la Roja de retrouver ses habits de lumière...

en savoir plus : Equipe d'Espagne de Football