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Euro 2016 : Conte, Deschamps, Del Bosque, entre passion et mesure

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Colère de Conte
Par Alexandre Coiquil|Ecrit pour TF1|2016-06-29T17:56:31.660Z, mis à jour 2016-06-30T08:36:05.945Z

Comment les sélectionneurs vivent-ils les performances de leurs équipes ? Éléments de réponses avec cette vidéo.

Sélectionneur c'est probablement le plus beau et le plus frustrant job au monde. Le plus beau : parce qu'il permet de vivre des émotions immenses lors des rendez-vous majeurs que sont la Coupe du monde football, le Championnat d’Europe, la Copa America et plein d’autres. Le plus frustrant : parce que l’adrénaline du métier se fait beaucoup plus douce.

Demandez à Antonio Conte pourquoi il a décidé de quitter les commandes de la sélection italienne après seulement deux années à sa tête ? La réponse est toute simple : Juste faire son métier d’une manière plus active. Intronisé aux commandes de Chelsea le 4 avril dernier, le technicien a décidé de revenir à ses premiers amours : la vie de club, celle qui l’a animé entre 2006 et 2014, d’Arezzo à la Juventus, en passant par Bari, l’Atalanta Bergame et Sienne.

Tonitruant dans sa zone technique lors du huitième de finale remporté par l’Italie face à l’Espagne (2-0), lundi dernier au Stade de France, Conte a attiré les caméras sur lui. Survolté mais rapidement capable de reprendre le contrôle après l’ouverture du score de Giorgio Chiellini, le technicien a ensuite explosé lors de la seconde période. Il a d'abord explosé de colère, et frappé comme un sourd dans un ballon, quand il a senti son équipe reculer et presque craquer face aux minces assauts de la Roja lors de l’entame du dernier quart d’heure de la rencontre. Tout cela avant la délivrance finale, grâce au but signé Graziano Pellè.

Deschamps et Del Bosque plus discrets que Conte et O'Neill

Tous les techniciens vivent-ils leur métier comme Antonio Conte ? Sur les bancs de l’Euro 2016, on a pu apercevoir tous les profils. Dans la droite lignée de l’entraîneur de la Squadra Azzurra, Martin O’Neill a vécu les rencontres de la République d’Irlande avec passion et beaucoup de fougue. Tout en contraste avec son adjoint, le colérique et non moins fameux Roy Keane, qui n’a jamais apparu aussi bon élève. Son homologue de l'lrlande du Nord, Michael O'Neill est également un sanguin. Ses protestations contre le quatrième arbitre lors de pays de Galles - Irlande du Nord sont encore dans les mémoires.

Il y a également les sélectionneurs qui intériorisent : parmi eux Didier Deschamps, Vladimir Petković, Adam Nawalka et Vicente Del Bosque. Très tendus mais sans le montrer réellement, les trois hommes sont plus dans la maîtrise de leur émotions que dans l'expansion. Sauf peut-être Didier Deschamps, qui a eu besoin de célébrer l’égalisation d’Antoine Griezmann face à l'Eire comme s’il était encore joueur. Du côté de Nawalka, Petković et du placide Vicente Del Bosque on garde ça pour soi. Comme si célébrer une victoire était quelque chose de finalement très intime.


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