Euro 2016 - Découvrez Gàbor Kiràly, le portier hongrois de 39 ans

Voir le site Euro 2016 de football

error
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2015-11-21T13:00:06.245Z, mis à jour 2015-11-21T13:08:51.392Z

Après 40 ans d'absence, la Hongrie va enfin participer à un championnat d'Europe après sa qualification acquise face à la Norvège lors des barrages grâce notamment à son gardien de but.

101 sélections, 39 ans et un look qui ne laisse pas indifférent. Qualifié avec la Hongrie pour l'Euro 2016, le gardien Gàbor Kiràly sera sans aucun doute l'un des joueurs à suivre en France l'été prochain. Portrait d'un joueur pas comme les autres.

Top 10 : Les meilleurs gardiens du 21ème siècle (juillet 2015)

40 ans d'absence sur la scène européenne

Jeudi 12 novembre, 3e minute de jeu à Oslo entre la Norvège et la Hongrie. Per Ciljan Skjelbreg, milieu de terrain du Herta Berlin, frappe à bout portant pour permettre aux siens de prendre l'avantage. En face, Gàbor Kiràly réalise un arrêt somptueux et sauve ses partenaires d'une situation qui aurait pu être bien mal embarquée. 180 minutes plus tard, la sélection hongroise se qualifie pour l'Euro 2016 après deux victoires (0-1 à l'aller, 2-1 au retour). Un exploit qui met fin à une disette de 40 ans sur la scène européenne et qui est en partie dû à ce gardien hors du commun.


Une première sélection riche en émotions

A 39 ans – il fêtera ses 40 printemps le 1er avril prochain –, l'ancien portier du Herta Berlin, passé par Crystal Palace, Munich 1860 ou encore Fulham, a prouvé qu'il avait de beaux restes ? « Je m'arrêterai quand mon corps le dira, mais pas maintenant », avait déclaré avant le barrage aller contre la Norvège celui qui a débuté sa carrière internationale en 1998. Le natif de Szombathely se souvient d'ailleurs de sa première sélection. « La Hongrie venait de rater la qualification pour la Coupe du monde en France (…) J'avais 22 ans, j'étais comme un gamin, surpris et fier de me retrouver titulaire. Je l'ai entendu dans le bus. Dès la quatrième minute, je sauve un penalty tiré par Toni Polster et on gagne 3-2 contre l'Autriche à l'arraché. C'était dingue ! ».


Le jogging gris, un porte-bonheur

Mais si le gardien hongrois est aujourd'hui si populaire dans son pays natal, c'est aussi grâce à – ou à cause de – son style vestimentaire. Lui qui préfère un jogging en coton aux shorts traditionnels de ses pairs. D'ailleurs, plus que des raisons de confort, ce look est avant tout une question de superstition. « Je joue en jogging depuis 1996 à Szombathely », raconte-t-il au Journal Francophone de Budapest. « Un jour, les pantalons noirs habituels pour les matches n'avaient pas été lavés. J'ai été obligé de prendre un gris. On a enchaîné sur une série de huit ou neuf matches sans perdre et on a ainsi évité la relégation. Donc où que j'aille depuis, ces pantalons sont mon porte-bonheur. Et je ne vais pas changer ça maintenant ».


De bon augure pour la Hongrie ? Réponse en juin prochain.