Euro 2016 : L'Espagne en route pour le triplé ?

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Iker Casillas et Sergio Ramos (Espagne)
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2015-10-25T16:00:06.120Z, mis à jour 2016-06-08T15:47:20.857Z

En pleine reconstruction après la claque reçue lors de la Coupe du monde 2014, la Roja a de sérieux arguments à faire valoir pour espérer remporter le titre, même si tout est encore loin d'être parfait.

Double tenante du titre et auteur d'une campagne de qualifications sérieuse avec neuf victoires et une défaite, l'Espagne va tenter de réaliser la passe de trois l'été prochain lors de l'Euro 2016 en France. Mais après la claque reçue lors de la dernière Coupe du monde (élimination au premier tour), les hommes de Vicente del Bosque ont dû se reconstruire et le chantier n'est pas encore terminé

France-Espagne : Le résumé du match (septembre 2014)


Du talent à revendre

Xavi et Xabi Alonso retraités avec la sélection, David Villa et Fernando Torres plus appelés en équipe nationale... C'est clair, net et précis : l'Espagne ne dispose plus de la même ossature lui permettant de dominer le monde du football entre 2008 et 2012. Mais que les supporters ibériques se rassurent : la Roja dispose de nombreux talents capables de prendre la relève. Si Iniesta arrive au crépuscule de son immense carrière du haut de ses 31 ans, Koke (Atlético de Madrid) et Isco (Real Madrid), 23 ans tous les deux, sont destinés à devenir les nouveaux chefs d'orchestre de l'équipe. En attaque, Paco Alcacer (Valence) et Alvaro Morata (Juventus Turin), 22 ans chacun, semblent les mieux placés pour devenir les nouveaux buteurs d'une formation qui a longtemps séduit par son jeu. Sans oublier Manuel Nolito (Celta Vigo), auteur d'un but somptueux face au Real Madrid pour le compte de la 9e journée de Liga. 

Le but de Nolito contre le Real Madrid (octobre 2015)


Pas mal d'incertitudes

Mais si l'Espagne dispose d'une jeunesse dorée pour continuer à écrire son histoire sur la scène internationale, il ne faut pas pour autant oublier les nombreuses incertitudes qui pèsent sur la sélection de Vicente del Bosque. A commencer par des tensions entre certains joueurs. Ce n'est pas un secret : Gerard Piqué et Sergio Ramos ne sont pas les meilleurs amis du monde, surtout depuis les déclarations anti-madrilènes du Catalan qui est devenu l'ennemi d'une partie du public espagnol. Dans les buts, la rivalité entre Iker Casillas et David De Gea qui s'étaient royalement ignorés à leur arrivée en sélection l'été dernier, peut également être source de conflit, tout comme l'attitude crapuleuse de Diego Costa en Angleterre lors du choc entre Chelsea et Arsenal qui n'a pas du tout été appréciée en Espagne. L'attaquant des Blues n'a d'ailleurs pas été convoqué lors du dernier rassemblement début octobre, Del Bosque ayant peu goûté à ses écarts de conduite. 

Quand notre consultant Stéphane Pauwels tacle Diego Costa (mars 2015)


Loin d'être malade mais encore en proie à de nombreux doutes, l'Espagne aura donc fort à faire pour s'imposer en France en juin prochain... même si elle fait partie des favoris pour le titre, une fois de plus.