Dans l'actualité récente

Euro : La Fan zone de Paris sur la sellette ?

Voir le site Euro 2016 de football

Les vidéos infos - Euro 2016 : sécurité renforcée pendant la compétition, débat autour des 'fans zones'
Par Francois TOUMINET|Ecrit pour TF1|2016-06-03T08:43:23.665Z, mis à jour 2016-06-03T09:58:29.359Z

La Fan zone du Champ-de-Mars, au pied de la Tour Eiffel, pourrait être fermée les jours de match au Parc des Princes et au Stade de France, à la suite d'une demande du préfet de police de Paris.

Dans une note interne, le Préfet de police de Paris appelle à la fermeture de la Fan zone sous la Tour Eiffel les jours de match, faute d'effectifs suffisants pour en assurer la sécurité.

Euro 2016 : un programme exceptionnel sur TF1


Les forces de l'ordres en souffrance

Le débat autour des Fan zones est relancé. Jeudi, le Préfet de police a en effet proposé la fermeture de la Fan zone de Paris, les jours de matches de l'Euro 2016 au Parc des Princes et au Stade de France. Dans un courrier consulté par l'Agence France Presse, en date du 26 mai et révélé par Le Point, le Préfet Michel Cadot propose au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve « de demander à la mairie de Paris cette fermeture»Il invoque « l'état d'épuisement avancé» des forces de l'ordre et les menaces, notamment terroristes, pesant sur l'événement.

92 000 personnes sur le Champs-de-Mars

La Fan zone doit être installée sur le Champ-de-Mars, au pied de la Tour Eiffel, avec une capacité d'accueil de 92 000 personnes. Au total, neuf écrans géants, répartis sur 130 000 mètres carrés, seront installés, dont un de 420 mètres carrés, soit le plus grand du monde. Manuel Valls a justifié le maintien des Fan zones, « sauf événement, sauf menace particulière ». Même discours du côté de Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur : « Si sous prétexte que la menace est élevée nous cédons à la menace en cessant d’être nous-mêmes, alors nous organisons la victoire des terroristes, et je pense qu’aucun gouvernement ayant la passion de la France et de la République ne le ferait, aucun, ni de droite ni de gauche. »

Six Français sur dix (64%) sont opposés à leur suppression, tout en estimant qu'il est risqué de s'y rendre, selon un sondage Fiducial-Odoxa sur la sécurité des Français publié lundi.