Euro : Des moyens de police supplémentaires à Paris

Voir le site Euro 2016 de football

Noël : environ 120.000 policiers, gendarmes et militaires mobilisés
Par Jean-Moïse DUBOURG|Ecrit pour TF1|2016-06-06T13:58:38.805Z, mis à jour 2016-06-06T13:58:44.253Z

Le ministère de l’Intérieur a décidé de renforcer les moyens de police pour Paris et sa région lors de l’Euro.

Lundi, Michel Cadot, le préfet de police de Paris, a annoncé l’arrivée de renforts policiers en vue de l’Euro. Le 26 mai dernier, il avait confié son inquiétude au ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. 

La folie à Metz lors de France-Ecosse


Michel Cadot a été entendu par le ministre de l’Intérieur. Lundi, dix jours après avoir confié ses doutes à Bernard Cazeneuve, le préfet de police de Paris a annoncé le renforcement des moyens de police sur la capitale et sa région à l’occasion du Championnat d’Europe des Nations qui débute vendredi prochain au Stade de France (France-Roumanie). « Suite aux discussions et aux arbitrages du ministre, nous avons renforcé ce dispositif en rajoutant une quinzaine d'unités de forces mobiles, explique Michel Cadot selon des propos rapportés par l’AFP. Et j'ajoute également que nous avons affecté dès sa sortie d'école la promotion des gardiens de la paix (...) à des missions autour de la ‘‘ Fan zone ’’ et de l'Euro. » 

3000 policiers supplémentaires 

Dans un contexte d’extrême tension et de plan vigipirate renforcé, Michel Cadot avait confié, dans un courrier au ministre daté du 26 mai dernier, son inquiétude quant au nombre de policiers mobilisés et à l’état de fatigue des forces de maintien de l’ordre. Malgré une mobilisation initiale de 10 000 policiers sur Paris et sa région, le préfet de police parisien allait même jusqu’à demander à Bernard Cazeneuve la fermeture de la « Fan zone » de la capitale. L’arrivée d’environ 3000 policiers supplémentaires permet désormais de disposer d’un effectif suffisant selon Michel Cadot : « Il est nécessaire, si on veut assumer cette charge lourde qui est celle de l'Euro, d'avoir des moyens supplémentaires. Le ministre me les a donnés. Et donc ce point de vue, il a apporté la réponse souhaitée. Aujourd'hui, nous sommes autant préparés que nous pouvons l'être. » 

Risque « élevé » 

Michel Cadot a également confirmé les dires de François Hollande en répétant que le risque d’un attentat est toujours bien présent et « élevé ». « Il n'y a pas de menace spécifique identifiée (...) Mais nous savons que, compte tenu du conflit et de son développement en Syrie et en Irak, compte tenu de la position de la France, compte tenu de l'existence d'un certain nombre d'équipes qui peuvent se trouver dans telle ou telle partie de l'Europe, le risque est élevé. »