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Euro - Sécurité : A J-2, la tension monte

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Euro 2016 : comment la sécurité sera assurée dans les fan-zones
Par Francois TOUMINET|Ecrit pour TF1|2016-06-08T13:47:20.514Z, mis à jour 2016-06-08T13:48:18.889Z

Deux jours avant le coup d'envoi de l'Euro de football 2016, on fait le point sur le dispositif de sécurité "exceptionnel". A l'image du contexte de menace terroriste dans lequel il s'inscrit.

Alors que les stades de l'Euro s'apprêtent à accueillir 2,5 millions de spectateurs et que plus de 8 millions de supporters sont attendus, on fait le point sur les dernières informations en matière de sécurité.

Euro 2016 : police et agents privés pour un maximum de sécurité


100 000 personnes réquisitionnés

42000 policiers, 30.000 gendarmes, 5.200 agents de la sécurité civile, une partie des 10.000 militaires de l'opération Sentinelle, au moins 13.000 agents de sécurité privée. Au total, plus de 100.000 personnes vont être sur le pont pour assurer, un mois durant, la sécurité de l'Euro de football 2016. Soit un peu plus que la capacité d'accueil du Stade de France. Du jamais vu. Le ministre de l'Intérieur a qualifié le dispositif "d'exceptionnel."  

Palpation dans les fan-zones

Depuis plusieurs mois déjà, les fan-zones (un officiel par ville hôte) cristallisent les tensions. D'une capacité d'accueil variant de 10.000 à 90.000 personnes, ces lieux festifs de retransmission publique des matchs sont des espaces clos et modulables. L'accès y est gratuit, et contrôlé. Tous ceux qui y accéderont devront notamment faire l'objet d'une palpation.  

La fan-zone de Saint-Etienne menacée

La ville de Saint-Etienne pourrait être dans l'impossibilité d'ouvrir à temps la fan-zone prévue dans le cadre de l'Euro en raison d'une grève. Le maire Gaël Perdriau (LR) explique ses craintes par le blocage du service de ramassage des ordures de la ville par des agents municipaux CGT. «L'ouverture des espaces d'accueil de l'Euro est fortement menacée, ce qui m'oblige à informer le ministre de l'Intérieur de l'obligation désormais manifeste de ne pas les ouvrir», a-t-il expliqué.

Une appli "alerte attentat"

Le gouvernement a lancé mercredi, une application prévenant dans les 15 minutes les populations d'une "crise majeure" de terrorisme. Baptisée "SAIP" pour Système d'alerte et d'information des populations, cette application est désormais disponible gratuitement en français et en anglais, a annoncé le ministère de l'Intérieur, et complète l'habituel dispositif d'alertes, comme les sirènes ou les consignes des forces de l'ordre. Elle permet à chacun d'être alerté directement sur son smartphone, "en cas de suspicion d'attentat ou d'événement exceptionnel" - attaque nucléaire, rupture d'un barrage.

Boateng ne veut pas voir sa famille

«Ma famille et mes enfants ne viendront pas au stade. Le risque est pour moi tout simplement trop important», a témoigné l'Allemand Jerome Boateng dans Sport Bild, interrogé sur ses sentiments avant de retrouver le Stade de France le 16 juin contre la Pologne pour le deuxième match de la Mannschaft. «C'est bien sûr dommage qu'on soit confronté à une telle question. Mais ces derniers temps, trop de choses se sont passées qui font réfléchir. En ce qui me concerne, durant l'Euro, je veux me concentrer uniquement sur le football et je me sens tout simplement mieux si ma famille n'est pas au stade».