Hongrie : Bernd Storck, héros malgré les critiques

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Par Teddy VADEEVALOO|Ecrit pour TF1|2016-06-04T14:25:41.625Z, mis à jour 2016-06-04T15:42:27.064Z

Sélectionneur intérimaire depuis à peine un an, Bernd Storck a réussi le bel exploit de qualifier la Hongrie pour l’Euro 2016. Mais il a surtout profité du travail de son prédécesseur.

Bernd Stock ou la roue de secours. Si la Hongrie est parvenue à se qualifier pour l’Euro, elle ne le doit pas qu’à son sélectionneur allemand, arrivé seulement en juillet 2015 en remplacement de Paul Dardai. Intérimaire dans un premier temps, puis prolongé jusqu’en 2018 après la qualification des Magyars, Storck ne fait pourtant pas l’unanimité. Explications.

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La méthode Storck ne séduit pas

 Flash-back. Automne 2014, Paul Dardai, ancien international Hongrois, prend les rênes de la sélection hongroise et remonte une équipe défaite dès son premier match de qualifications pour l’Euro, face à l’Irlande du Nord (1-2). La qualification est bien engagée lorsqu’en juillet 2015, le Hertha Berlin, qu’il entraîne en parallèle, lui demande de se concentrer exclusivement sur son club. Le départ est alors inéluctable. Dans l’urgence, la Fédération hongroise fait alors appel à Bernd Storck, directeur technique depuis mars de la même année.

Et les premiers pas du sélectionneur, épaulé par l’ancien international allemand, Andreas Möller, ne sont pas convaincants. Sa recherche de «jeu offensif » tranche avec le spectacle proposé. Un succès arraché face aux modestes Iles Féroé (2-1), deux nuls et une défaite en Grèce (4-3) ont ainsi obligé les Hongrois à passer par un barrage. Si les Magyars sont parvenus à se qualifier en éliminant la Norvège, la manière a du mal à passer. Surtout que Storck n’est pas avare en mots cassants.

Des critiques envers la Fédération

Dès ses premiers mois à la tête de la sélection hongroise, l’Allemand ne s’est pas gêné pour critiquer le manque de professionnalisme de sa Fédération en faisant une comparaison mal placée avec la sélection allemande. Il a également remis en cause le fonctionnement des clubs, coupables de ne pas bien communiquer avec la sélection. Autant dire que la qualification arrachée par la Hongrie lui a bien sauvé la tête. Et même mieux, puisqu’il a été prolongé jusqu’au Mondial 2018. A moins que la patience de la Fédération n’ait ses limites envers son sélectionneur critique…