Italie : Conte va devoir repenser son entrejeu face à l'Allemagne

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Antonio Conte Italie Espagne
Par Alexandre Coiquil|Ecrit pour TF1|2016-06-29T14:54:42.362Z, mis à jour 2016-06-29T15:47:33.244Z

Privé de Thiago Motta et dans l'inconnu avec Daniele De Rossi, touché à la hanche, Antonio Conte va devoir repenser son milieu de terrain pour affronter l'Allemagne en quart de finale de l'Euro.

Quelle Italie face à l’Allemagne ? Privée de Thiago Motta, suspendu après avoir pris un carton jaune face à l’Espagne, d’Antonio Candreva, touché aux adducteurs et de Daniele De Rossi, sorti sur blessure au début de la seconde période lors du huitième de finale joué au Stade de France face à la Roja (2-0), la Squadra Azzurra va devoir trouver des solutions humaines et tactiques pour se présenter en  quart de finale de l’Euro 2016 contre l’Allemagne, samedi prochain à Bordeaux (21h00).

Obligé de faire entrer un ou plusieurs nouveaux joueurs, Antonio Conte a encore deux jours pour peaufiner ses choix et sa méthode pour défier la Mannschaft. Voici deux schémas tactiques que pourrait utiliser le sélectionneur italien face aux champions du monde.

Un 3-5-2 avec un Daniele De Rossi apte

C’est la solution la plus stable pour l’Italie mais également la plus improbable à l’heure actuelle. Touché à la hanche de longue date, le joueur de la Roma a rechuté face à l’Espagne et sa présence pour le quart de finale est pour le moment écartée par le staff de la Squadra. Le joueur, tout comme Antonio Candreva (adducteurs) ne se sont pas entraînés mercredi matin avec le reste du groupe.

Très bon depuis le début de l’Euro en position de numéro six, De Rossi, qui a profité des blessures de Claudio Marchisio et Marco Verratti pour intégrer les 23, a retrouvé une seconde jeunesse pendant la compétition. Si sa sortie a été très bien compensé par Thiago Motta, le joueur du PSG n’a pas échappé à la suspension qui le menaçait en cas de carton jaune.

Le onze de départ de l'Italie : Buffon (G – Cap) – Barzagli, Bonucci, Chiellini – Florenzi, Parolo, De Rossi, Giaccherini, De Sciglio – Eder, Pellè (3-5-2)

Un 3-5-2 avec Parolo en numéro six et Sturaro en relayeur

Autre possibilité en restant en 3-5-2 : l'entrée de Stefano Sturaro aux côtés d'un Marco Parolo qui prendrait la place de Daniele De Rossi, en tant que sentinelle devant la défense. Emanuele Giaccherini conserverait l'axe gauche du trio du milieu de terrain. 

Le onze de départ de l'Italie : Buffon (G – Cap) – Barzagli, Bonucci, Chiellini – Florenzi, Sturaro, Parolo, Giaccherini, De Sciglio – Eder, Pellè (3-5-2)

Un 3-5-2 avec Bonucci en numéro six

C'est un cas de figure auquel on a forcément un peu pensé. Considéré comme l'un des meilleurs relanceurs de la planète, Leonardo Bonucci pourrait avoir les faveurs d'Antonio Conte pour remplacer Daniele De Rossi au poste de milieu défensif. Si ce changement de poste pourrait en surprendre plus d'un, le stoppeur de la Juve ferait un excellent premier relanceur. Restera à savoir s'il aura les repères nécessaires à un poste qui est finalement totalement différent de celui de défenseur central. Si conte monte Bonucci d'un cran, Angelo Ogbonna devrait récupérer une place de titulaire en défense centrale.

Le onze de départ de l'Italie : Buffon (G – Cap) – Barzagli, Ogbonna, Chiellini – Florenzi, Parolo,  Bonucci, Giaccherini, De Sciglio – Eder, Pellè (3-5-2)

Un 3-4-3 avec Stefano Sturaro comme titulaire :

Cela semble être la meilleure solution pour Antonio Conte. Probablement privé de ses deux six, le sélectionneur de la Squadra possède en Stefano Sturaro un excellent milieu polyvalent capable de combler les brèches humaines. Arrivé à la Juventus lors de l’été 2014 en provenance du Genoa, le natif de Sanremo ne s’est pas encore imposé comme un titulaire à la Juve, mais il a gagné le rôle de premier remplaçant dans l’entrejeu devant Roberto Pereyra, absent une bonne partie de la saison suite à une blessure et hors de forme. A trois jours du quart de finale face à l’Allemagne, l’ensemble de la presse transalpine s’est accordée pour dire que le Juventino partait favori pour remplacer De Rossi dans le onze de départ.

Titularisé en demi-finale aller de la Ligue des champions 2015 face au Real Madrid (2-1) par Massimiliano Allegri, Sturaro a le profil pour se fondre parfaitement dans un schéma tactique. Si la Juve est repassée à une défense à quatre sous Allegri  - bien que le 3-5-2 n’ait pas été encore supprimé de la feuille de route – Sturaro ne devrait pas se sentir étranger en intégrant le onze type avec ce schéma tactique. S’il est confirmé par Conte, il devrait former le double pivot défensif aux côtés de Marco Parolo, qui devrait être recentré. Son entrée devrait laisser l’Italie en 3-4-3, un système utilisé deux fois au mois de mars dernier par Conte. Ce schéma, rapidement oublié en préparation de l'Euro 2016, n’a pas eu les effets escomptés : défaite face à l’Allemagne (4-1) et match nul face à l’Espagne (1-1). S’il change de schéma en cours de compétition, Conte va prendre un risque, mais cet Euro est avant tout celui du coaching et non de l’immobilisme tactique.

Même en cas de passage en 3-4-3, l’attaque ne devrait pas changer : Eder devrait se décaler sur le côté gauche et laisser la pointe à Graziano Pellè. Sur le côté droit, un poste pour trois se jouera entre Lorenzo Insigne, Stephan El Shaarawy et Federico Bernardeschi. Le profil très ailier d’Insigne, très bon lors de son entrée en jeu face à l’Espagne, devrait permettre au joueur du Napoli de partir favori pour une place de titulaire.

Le onze de départ de l’Italie : Buffon (G – Cap) – Barzagli, Bonucci, Chiellini – Florenzi, Parolo, Sturaro, Giaccherini – Insigne, Pellè, Eder (3-4-3)


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