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Italie-Espagne : un choc MSN contre BBC !

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Espagne Italie
Par Louis-Marie VALIN|Ecrit pour TF1|2016-06-22T14:47:06.086Z, mis à jour 2016-06-22T14:47:08.305Z

Choc des cultures à venir en huitièmes de finale entre la prolifique attaque espagnole (Morata-Nolito-Silva) et l'intraitable défense italienne (Bonucci-Barzagli-Chiellini).

En se faisant battre sur le fil par la Croatie, le double tenant du titre ibère s'est « offert » un huitième de finale explosif contre une Squadra Azzurra retrouvée. Une véritable opposition de style entre la flamboyante attaque espagnole et l'infaillible organisation transalpine. Un grand classique servi par de nouveaux acteurs.


Une Roja sous le signe du Toque

A travers ses récentes conquêtes, l'équipe d’Espagne s'est appuyé sur un schéma de jeu immuable en 4/3/3 organisé autour de Xavi puis Iniesta au service d'un trio d'attaquants sans cesse renouvelé. Après Torres et Villa, les expériences Fabregas et Costa, Del Bosque s'appuie aujourd'hui sur un trio inédit constitué de Nolito et Silva autour de Morata. Une nouvelle MSN particulièrement prometteuse.

Au taulier David Silva et ses 104 sélections se sont ajoutés le Juventini Alvaro Morata, buteur désigné de l'équipe , et la surprise du chef Manuel Nolito, peu avare d'effort sur son côté. Complémentaire, ce trio a vite trouvé ses marques avec déjà trois buts pour Morata, meilleur buteur de la compétition.

Le style offensif de l'équipe, basé sur une très forte possession de balle et une construction lente faite d'une multiplication de passes courtes trouvera son exacte contraire durant ce match couperet.


Une Squadra au Catenaccio revisité

Les succès de l'équipe italienne se sont très souvent construits autour d'une rigueur tactique et d'une solidité défensive à toute épreuve. Cette squadra ne fait pas exception à la règle. Si on est loin du fameux catenaccio d'Helenio Herrera, force est de constater que l'organisation reste au cœur des préoccupations transalpines et que le principal facteur X de l'équipe semble être son coach Antonio Conte.

Dans une équipe considérée comme l'une des plus dépourvue offensivement de l'histoire du football italien, l'ancien coach de la Juventus s'appuie sur un schéma en 3/5/2 construit autour d'une assise estampillée Turin. Devant l'éternel Gigi Buffon, Conte a conservé le trio défensif de la vieille dame avec Bonucci, Barzagli et Chiellini. 

Infranchissable contre la Belgique et la Suède, particulièrement efficace dans la relance et le jeu long, cette défense apporte non seulement d'indéniables garanties de solidité mais constitue également une rampe de lancement très efficace pour lancer les flèches Candreva et Giaccherini. 

 

Entre une Italie à la défense toujours inviolée et redoutable sur les phases de contre-attaque et une Espagne portée par un système de possession et une attaque prolifique, plus qu'un classique, on aura affaire à une vraie guerre des systèmes, une confrontation entre deux traditions, deux philosophies... La MSN contre la BBC !

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