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Italie : Face aux Belges, l'histoire se répète

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Euro 2016 : l'Italie impressionne face à la Belgique (2-0)
Par Florent Barraco|Ecrit pour TF1|2016-06-14T09:41:33.942Z, mis à jour 2016-06-14T10:48:37.836Z

La Squadra Azzurra a battu les Diables rouges (2-0) grâce à des buts de Giaccherini et Pellè. La voilà de retour parmi les outsiders de cet Euro !

A chaque fois c’est presque pareil. Ils sont « moribonds », en « fin de cycle » et « trop âgés ». Et finalement, ils surprennent. En 2006 en plein « Calciopoli », l’Italie avait fini championne du monde. En 2012, les Pirlo et Chiellini avaient retrouvé une seconde jeunesse pour se hisser en finale de l’Euro. Ce lundi face aux Belges, la Squadra a rappelé qu’elle était (presque) éternelle.

Une équipe face à 11 individualités

Le sélectionneur Antonio Conte avait prévenu lors de l’annonce de la liste : « Il est difficile de trouver des joueurs de qualité pour la Nazionale (…) Notre fuoriclasse doit être le jeu collectif. On peut faire mal ! » Le plan a été exécuté à merveille face à la Belgique (2-0). L’Italie a donné une leçon de solidité défensive, d’esprit d’équipe et de science du jeu quand la sélection de Marc Wilmots s’est souvent contenté de jouer sur des individualités talentueuses.

Au final, les Belges auront eu certes la possession (55 %), mais n’auront cadré que deux tirs. « Il s’agit d’un groupe, d’hommes avant toute chose, et de bons joueurs. C’est important qu’il y ait une juste alchimie entre les joueurs. Aujourd’hui, il y a eu une participation de tout le monde, les titulaires, ceux qui sont rentrés et ceux qui sont restés sur le banc. Il y a un réel esprit d’équipe », s’est réjoui Conte en conférence de presse.

La défense, base du succès

C’est une sorte de pléonasme : l’Italie sait défendre. Le socle défensif « made in Juventus » a parfaitement géré les rares situations dangereuses. Toujours placé, toujours alerte, toujours solidaire, le trio Chiellini-Bonucci-Barzagli a fait forte impression. Il faut ajouter à cela la science du jeu, de la « faute utile » pour éviter les contre et un Buffon impérial sur sa ligne et dans les airs – bien que fébrile quelquefois à la relance. Antonio Conte a parfaitement su sublimer une recette éternelle.

Conte, le maître à penser

Le futur coach de Chelsea s’est appuyé sur les forces de son équipe : le collectif. Le 3-5-2 instauré par Conte a rempli son rôle : piéger les Belges les rendant diablement inefficaces, presque inoffensifs. Marc Wilmots a certes utilisé ses cartouches offensives, il n’a pas su peser sur le match. Dans la tête de Conte, le système n’est pas figé. Face à la Suède et l’Eire, le sélectionneur italien pourrait changer ses plans.

Avec ce succès, l’Itlalie revient dans la galaxie des outsiders sérieux. Encore une fois. « Notre objectif reste d'aller aussi loin que possible. Aujourd'hui, notre faim n'est pas rassasiée (…) Mes joueurs savent qu'ils doivent encore continuer à travailler (…) Mes joueurs ont montré qu'ils aimaient l'équipe nationale et avec cette unité nous pouvons montrer de belles choses », signale Conte, espérant que l’histoire se répète une nouvelle fois…

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