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Silva - Morata - Nolito : l'Espagne a trouvé chaussure à son pied

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Euro 2016 - Espagne-Turquie (3-0) : une Roja convaincante se hisse en 8es de finale
Par Alexandre Coiquil|Ecrit pour TF1|2016-06-18T10:10:32.716Z, mis à jour 2016-06-18T10:26:49.296Z

Décisif lors du succès de l'Espagne face à la Turquie (3-0), vendredi soir, à Nice, le trio Silva - Morata - Nolito a rassuré et enfin lancé son Euro 2016.

L'Espagne s'est retrouvée une ligne d'attaque. Déjà très performant lors de la préparation à l'Euro 2016, le trio Nolito - Morata - Silva a été le principal artisant du succès de la Roja face à la Turquie à Nice (3-0). Complémentaire, capable de combiner dans les petits espaces, ce trio étonnant également siglé « MSN » ou « SMN » , en référence aux trois fantastiques du FC Barcelone, a réussi faire oublier sa prestation face à la République tchèque. Très séduisante devant le public niçois, la Roja s’est rassurée offensivement et trouvé la bonne formule pour concrétiser son jeu de construction.


Alvaro Morata : le pari réussi de del Bosque

Il y a d'abord Alvaro Morata. Le buteur de la Juventus, auteur d'un doublé, a marqué la rencontre de son empreinte et chassé les doutes par rapport à sa sortie intéressante mais inaboutie face à la Tchéquie lundi dernier. Cette fois, l'ancien du Real a joint son jeu en appui et ses appels, à des buts. Le voilà avec 5 réalisations dans sa besace en 11 sélections avec « l’Absoluta.» Surtout, il a inscrit ses deux premiers pions dans une compétition internationale (34', 48'), forcément un moment à part. Son profil polyvalent a fini par convaincre Vicente del Bosque, qui a pourtant sous le coude l'hélicoptère Aritz Aduriz, véritable de joueur de surface, et le très polyvalent Lucas Vàzquez, de le titulariser. Il ne lui a fallu qu'un match pour définitivement entrer dans son Euro.

« On reçoit toujours des critiques quand les choses ne vont pas bien, mais il faut continuer d’aller dans ce sens et travailler. On a dit que les attaquants ne marquaient pas... », a lancé revanchard l'attaquant de la Juventus à la chaîne Telecinco, après la rencontre. « Je suis très content du match qu’a fait l’équipe, tout comme de mes buts. Mais je suis surtout content d’être ici. J’ai souvent dit que j’avais regardé toutes les rencontres de l’Espagne à la télévision et le fait d’être désormais sur le terrain est un rêve pour moi », a ensuite reconnu le numéro 7 de la Furia Roja qui a clairement passé un cap vendredi soir dans sa jeune histoire avec la sélection.



Nolito a enfin confirmé

De son côté Nolito a complètement fait oublier sa prestation manquée lors du premier match de la Roja dans cet Euro. Buteur (37'), avec une belle volée du pied droit depuis la surface de réparation, suite à un cadeau de Mehmet Topal, le joueur du Celta Vigo a séduit face à la Turquie. Avant de marquer le deuxième but, c'est lui qui a délivré la passe décisive pour Alvaro Morata, auteur du premier but (34').

Provocateur sur son aile gauche, le joueur formé au Barça a pu montrer une partie de son arsenal technique et montré sa véritable image. Assez imprévisible, il s'est complètement moulé dans le système tactique de Vicente del Bosque. L'apport de Jordi Alba, avec qui il a beaucoup combiné, a également mis en évidence son talent de passeur. Il a probablement gagné une place de titulaire pour le huitième de finale de la Roja, au meilleur des moments.



David Silva : l'autre Iniesta

Reste David Silva. Le meneur de jeu bis de cette Roja, n'a pas été directement décisif dans le succès de son équipe mais son travail complet sur son côté droit a donné de l'équilibre à son équipe. Sa faculté à plonger dans l'axe, pour être la première solution en appui, a permis à Alvaro Morata de vraiment jouer son rôle de joueur surface et d'être décisif vendredi soir. Malgré un travail de l'ombre pas spécialement récompensé, l'ancien joueur de Valence a organisé le jeu de cette Roja dans un autre registre qu'Andrès Iniesta depuis l'entrejeu.

Très actif sur son côté droit, Silva a également pas mal tenté sa chance face au but de la Turquie, en seconde période, mais sans succès. Son bilan niçois a quand même été bon dans un registre purement statistiques : 3 tirs, 2 occasions franches et 92% de passes réussies. « On a réalisé une grande rencontre et cela s’est vu au tableau d’affichage. On a obtenu une victoire très importante qui nous a permis d’obtenir la qualification pour les huitièmes de finales. On a eu ce qu’on était venu chercher », a analysé Silva en zone mixte, lors d'un entretien donné au journal AS.

 S'il s'est montré moins en vue qu'Andrès Iniesta, le joueur de Manchester City a réussi à se montrer tout aussi efficace. Agé de 30 ans, Silva, 101 sélections - il est le 11e joueur de l'histoire de la Roja à atteindre les 100 capes - a réussi à s'installer comme un titulaire incontesté aux yeux de Vicente del Bosque, ce qui avait été le cas avec parcimonie entre 2009 et 2014. Bon lors des éliminatoires et lors de la préparation, il a désormais un costume d'indispensable sur les épaules. Si la MSN de la Roja est décisive, c'est aussi grâce à lui.





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