Souvenez-vous... l'Euro 2004

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Par Laurent TITY|Ecrit pour TF1|2014-08-21T14:34:00.000Z, mis à jour 2014-08-21T14:39:13.000Z

Jamais un Euro n'aura réservé une telle surprise. En 2004 au Portugal, alors que tout le monde pense que Luis Figo remportera enfin un titre majeur chez les A, c'est finalement l'étonnante Grèce qui s'impose. Souvenez-vous...

Le Championnat d'Europe 2004 devait consacrer une partie de la génération dorée du Portugal, avec Luis Figo capitaine d'une sélection renforcée par l'éclosion de la star montante, Cristiano Ronaldo. Mais la Grèce du sélectionneur allemand Otto Rehhagel est parvenue à déjouer tous les pronostics.

Le jour où Zidane tua les Anglais
13 juin 2004 à l'Estadio da Luz de Lisbonne. Lors du choc du premier tour, l'Angleterre gêne considérablement l'équipe de France tenante du titre et ouvre logiquement le score grâce à Frank Lampard (38e). Les Britanniques passent même à deux doigts de faire le break, mais le penalty de David Beckham est détourné par Fabien Barthez. Il n'en faut pas plus aux Bleus pour retourner la situation en leur faveur durant le temps additionnel sur deux coups de patte de Zinedine Zidane. Un coup-franc direct (90+1e) et un penalty (90+3e) du numéro 10 offrent la victoire aux Français.

L'Italie dénonce le complot scandinave
Alors que l'Italie n'a perdu aucun match dans son groupe, la sélection transalpine est éliminée de l'Euro en raison d'un incroyable concours de circonstances. Après ses nuls contre le Danemark (0-0) et la Suède (1-1), la Squadra Azzurra s'impose devant la Bulgarie (2-1). Mais avec 5 points au compteur, elle peut passer à la trappe si les deux équipes scandinaves à 4 points se neutralisent, comptabilisant ainsi également 5 points, et sur le score minimum de 2-2 qui les qualifierait grâce au nombre de buts marqués dans les confrontations directes. Danois et Suédois se quittent sur un match nul... 2-2. Et l'Italie crie au scandale.

Les Portugais et le cauchemar grec
Au premier tour de l'Euro 2004, la Grèce surprend tout son monde en battant le pays hôte dès le premier match 2-1. Mais au fur et à mesure de la compétition, l'excuse de la surprise vaut de moins en moins pour les adversaires des Hellènes. La sélection dirigée par Otto Rehhagel se qualifie en effet en terminant à la deuxième place de son groupe derrière le Portugal et élimine par la suite la France en quart (1-0), puis la République tchèque en demie (1-0 ap). Avant de retrouver les Lusitaniens en finale, bien placés pour connaître le danger grec. Cela n'empêche pas Angelos Charisteas d'offrir aux siens le premier grand trophée de l'histoire de sa sélection (1-0).

Avec un jeu basé sur la solidité défensive et forcément limité par le peu de talents individuels présents dans l'effectif, la Grèce a démontré qu'une organisation parfaite et un mental sans faille pouvaient suffire à remporter un Euro.