Islande : La touche, arme fatale des Islandais

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Les Islandais célèbrent leur qualification pour les quarts de l'Euro
Par Christopher LE CAER|Ecrit pour TF1|2016-06-30T11:33:21.284Z, mis à jour 2016-06-30T13:37:04.602Z

La France devra se méfier des longues remises en jeu des Islandais, l’une de leurs forces. Car auparavant, Autrichiens et Anglais s’étaient fait piéger.

C’est devenu l’une de leurs spécialités. Depuis le début de l’Euro, les Islandais ont fait des longues remises en jeu une arme fatale pour porter le danger dans les surfaces adverses. Et ces touches à la mode viking ont déjà fait mouche à deux reprises dans la compétition.

Lundi soir, après avoir été menée au score sur un penalty transformé par Rooney dès la troisième minute de jeu, l’Islande va rapidement réagir. Le capitaine de la sélection islandaise, Aron Gunnarsson, s’empare du ballon pour effectuer une remise en jeu à hauteur des dix-huit mètres. Comme pour un corner ou un coup-franc, ses coéquipiers de l’arrière-garde montent aux avants-postes. Le défenseur Kari Arnasson dévie la longue touche de la tête devant le statique Wayne Rooney, et Ragnar Sigurdsson, l’autre défenseur central, propulse le cuir au fond d’un tacle déterminé, en devançant Kyle Walker au second poteau. Une égalisation qui sera suivi d’un second but du Nantais Sigthorsson, synonyme de qualification pour les quarts de finale de l’Euro et d’exploit monumental. Cinq jours plus tôt, le scénario identique s’était déjà produit, face à l’Autriche lors du dernier match de groupe. Là encore, le procédé était bien huilé. Gunnarsson avait envoyé un parpaing dans la surface adverse, dévié par Arnasson et conclu par Bodvarsson cette fois-ci. Les « hommes de glace » l’avaient emporté 2-1.

Le hand, un affaire de famille

La France devra se méfier. Le danger viendra aussi des touches. A 27 ans, le capitaine de l’Islande à la barbe rousse, Aron Gunnarsson, est donc réputé pour la qualité de ses lancers, depuis son arrivée à Coventry (deuxième division anglaise) en 2008. Vu la force qu’il met lors de ses remises en touche, le Viking aurait facilement pu faire une belle carrière dans le lancer de javelot. Mais dans un entretien au site Goal il y a quelque temps, il a livré le secret de ses longues touches. « Tout est affaire de technique et ça se développe en jouant au handball. On peut avoir les bras deux fois plus gros que les miens, ça ne changera rien. Tout dépend de la manière dont vous lancez, pas de la force avec laquelle vous le faites. » Et chez les Gunnarsson, le handball est une affaire de famille, puisque le frère d’Aron, Arnor Tor, est l’ailier droit de la sélection islandaise. S’il a finalement opté pour le ballon au pied, Aron Gunnarsson a commencé tout jeune par le handball, seul sport collectif qui a ramené des médailles à ce petit pays de 330 000 habitants (l’argent aux Jeux olympiques de 2008 et le bronze à l’Euro 2010). Bien lui en a pris...

Evra : « Il faudra être concentré »

« Il faut être un peu aveugle pour ne pas se rendre compte que Gunnarsson est une arme pour eux. Il ne lance pas seulement le ballon dans la surface de réparation, mais il prend en charge des touches depuis son propre poteau de corner et tente de lancer le ballon jusqu’à la ligne médiane. Ce sont des choses dont on est conscients et pour lesquelles on se prépare », avait indiqué Roy Hodgson avant le huitième de finale, perdu 2-1. Visiblement, la sélection anglaise n’avait pas été assez avertie… Dimanche, Didier Deschamps devra éviter le « couac » sur les longues touches et trouver la parade, s’il veut éviter la même déconvenue que son homologue anglais. « Il faudra être concentré » a rappelé Patrice Evra, jeudi en conférence de presse, tout en précisant qu’il « ne faut pas voir l’Islande comme une équipe qui marque que sur les touches. C’est bien plus que ça ».

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