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Turquie : Fatih Terim, la marche de l'empereur

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Fatih Terim
Par Teddy VADEEVALOO|Ecrit pour TF1|2016-06-03T13:35:11.633Z, mis à jour 2016-06-03T13:36:22.069Z

Entraîneur historique de la Turquie, Fatih Terim est un véritable personnage. Véritable meneur d’hommes, il a ainsi été nommé plusieurs fois sélectionneur de son pays.

Fatih Terim mérite bien son surnom d’ « Imparator » (empereur en turc). Considéré comme le meilleur entraîneur turc de l’histoire, le technicien jouit d’une solide réputation. Au point de devenir la véritable star de son équipe.

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Plusieurs fois au chevet de la Turquie

L’histoire entre Fatih Terim et la sélection turque a débuté en 1993. Qualifiant sa nation pour l’Euro 1996, il démissionne sitôt l’élimination de la Turquie au premier tour de la compétition. Et préfère se tourner vers Galatasaray, club où il a vécu une belle carrière de joueur (1974-1985). La Coupe UEFA remportée en 2000 avec son club lui ouvre ainsi des portes (Fiorentina, Milan AC). Mais c’est en sélection qu’il vivra de nouveau des émotions. Le retour du prophète emmène la Turquie en demi-finale de l’Euro 2008 (perdue face à l’Allemagne).

La suite sera moins glorieuse avec une élimination en phase éliminatoires de la Coupe du monde 2010 qui amènera Terim à poser à nouveau sa démission. Mais son histoire d’amour avec sa sélection ne pouvait pas s’arrêter ainsi. Après un nouveau passage à Galatasaray (son autre « amour »), il revient à la conquête de la Turquie en 2013. Pour l’amener à se qualifier in extremis pour cet Euro. Non sans avoir fait parler de lui.

Un personnage hors norme

Car au-delà de ses qualités de technicien, Fatih Terim est un véritable personnage. Chemise ouverte devant son banc, ses colères et frasques sont connues de tous les observateurs. Dernièrement, il s’est signalé en critiquant son public qui avait cru bon de siffler l’hymne grec en novembre dernier. Mais on l’a surtout remarqué le 23 mai dernier lors d’une défaite de son équipe en Angleterre (2-1). En cause, un but accordé à Kane en position de hors-jeu. Le sélectionneur voit alors cette action sur son téléphone et s’empresse de la partager au quatrième arbitre. Cocasse et atypique. A son image.